Marguerite : une artiste authentique entre musique et cinéma
Révélée par la Star Academy 2024, nommée aux NRJ Music Awards et aux Victoires de la musique, Marguerite, âgée de 25 ans, trace sa route avec une sincérité désarmante. Son EP « Grandir » est un hommage appuyé à Frida Kahlo, icône des autoportraits et précurseuse du féminisme au Mexique au milieu du XXe siècle. La chanteuse transforme cet héritage en hymnes à la sororité avec des titres comme « Les Filles, les meufs » ou « Frida ».
Un succès inattendu et une identité préservée
Le titre « Les filles, les meufs » a dépassé l'histoire personnelle de Marguerite pour toucher un large public. « Avec forcément beaucoup de joie, de fierté, c’était assez inattendu que cette chanson ait cette portée-là, et j’en suis très heureuse », confie-t-elle. Au quotidien, elle gère un nouveau cadre de vie, mais insiste : « Je suis toujours la même personne ».
Dans « Fée », qui ouvre son EP, elle revendique le droit d'être « bizarre ». « Rester soi-même, c’est refuser de rentrer dans les cases », explique-t-elle. Elle célèbre ainsi la liberté de ne pas respecter les attentes sociétales, préférant cette authenticité à une acceptation à tout prix.
De la Star Academy à la création musicale
Marguerite a saisi l'opportunité de la Star Academy sans a priori. « J’ai eu un déclic et je me suis dit ‘Prend cette décision pour toi et uniquement pour toi’ ». Avant cela, elle travaillait dans le cinéma, un métier qu'elle adorait, ce qui lui a permis d'aborder l'aventure comme un bonus.
Artiste complète, elle coécrit et co-compose toutes ses chansons avec une équipe de trois personnes, incluant Vincha et François-Henri. « On part du texte, de la thématique ; j’apporte toujours la matière », précise-t-elle. Ses influences vont de Michel Berger à Billie Eilish, en passant par Amel Bent, et elle se reconnaît dans la variété et la pop, où le texte reste au cœur de la création.
Des racines littéraires et une passion pour le cinéma
La littérature et le théâtre ont façonné son rapport aux histoires. « La littérature, c’est ma première attache avec la création », souligne-t-elle. Cette base lui permet d'analyser et de raconter des récits avec profondeur.
Marguerite a également joué au cinéma, notamment dans « Le Mélange des genres » de Michel Leclerc, et aspire à retenter l'expérience. « Ça me plairait énormément. C’est un vrai acte de générosité, de mettre son corps, sa voix, qui on est, au service d’une histoire ». Pour elle, le cinéma et le théâtre sont des miroirs essentiels de la société.
Projets et collaborations rêvées
Entourée de sa famille mais seule « Boss » à bord, Marguerite prépare son album pour fin 2026, naviguant entre musique et cinéma. Elle cite Lily Allen comme collaboration idéale : « Le rêve de ma vie, ce serait de faire un featuring avec Lily Allen… ».
Son EP « Grandir » est disponible chez Sony Music, avec des concerts prévus, comme celui du 13 juillet aux Francofolies de La Rochelle. Marguerite continue de grandir artistiquement, en restant fidèle à ses valeurs et à son authenticité.



