Ce mardi 25 août à 21h, Paris Première diffuse « le Schpountz », le classique de Marcel Pagnol (1938) avec Fernandel, Fernand Charpin et Orane Demazis. Disponible également à la demande sur M6+, cette comédie de 2h00, inspirée d'une histoire vraie, est saluée par la critique comme un « éloge magnifique de la vie d'artiste ».
Un simplet devenu vedette malgré lui
Dans un petit village du Midi, Irénée Fabre, un simplet surnommé « lou ravi » en provençal, avoue son rêve de devenir vedette de cinéma. Pour se moquer de lui, une troupe de passage lui fait signer un contrat et lui promet la gloire. Monté à Paris, il découvre la supercherie : il est le « schpountz », la victime d'une mauvaise plaisanterie.
Mais contre toute attente, Irénée, « bon à rien, mauvais à tout », renverse la situation au grand dam des rieurs. Fernandel incarne ici son rôle le plus parfait, celui d'un idiot de village qui se révèle moins fada qu'il n'y paraît. Le film, devenu un classique du répertoire, est inspiré d'un événement réel survenu sur le tournage d'« Angèle » en 1934.
Un tournage rocambolesque
L'histoire de la réalisation mérite à elle seule un film. Marcel Pagnol a tourné deux longs-métrages simultanément : « Regain » le matin quand il faisait beau, et « le Schpountz » l'après-midi en cas de mauvais temps. Les acteurs s'embrouillaient, les techniciens se plaignaient, les pages des scripts se mélangeaient.
Le casting réunit des figures marquantes : Orane Demazis, alors fiancée de Pagnol, Fernand Charpin, l'un des acteurs les plus savoureux de la saga Pagnol, Jacques Brunius (poète, traducteur, surréaliste), Robert Darène (réalisateur de « Houla Houla »), André Roussin (auteur dramatique des « Œufs de l'autruche ») et Pierre Brasseur.
Un éloge de la vie d'artiste
Le critique François Forestier, dans TéléObs, qualifie le film de « cinéma tendre, drôle, précieux ». Il conclut : « Lou ravi est grand, et Pagnol est son prophète. » Une programmation à ne pas manquer pour les amateurs de classiques du cinéma français.



