Le groupe lyonnais Ginga enchante Langogne avec ses chants a cappella d'Amérique latine
Le chœur de l'église Saint-Gervais – Saint-Protais de Langogne a vibré au son des chants a cappella du groupe lyonnais Ginga. Jeudi 19 août en soirée, avant les grandes festoyades sous la halle, les Fadarelles ont proposé au public langonais mélomane un concert exceptionnel. L'ensemble, habitué à se produire dans de nombreux pays, a passé une semaine en résidence dans ce lieu propice aux chants sacrés ou païens.
Une douzaine de choristes au répertoire renouvelé
Une douzaine de choristes, composée de trois basses, trois ténors, trois sopranos et trois altos, renouvelle son répertoire chaque année. Ils s'inspirent surtout des chants d'Amérique du Sud – Brésil, Argentine, Pérou, Indiens d'Amazonie –, alternant requiem, kyries et chants païens célébrant la fête des bœufs ou la fête de la pêche au nord du Brésil.
Ainsi, le public a pu écouter la complainte de Kilambo, l'ancien chef des esclaves qui s'est libéré et a créé sa propre tribu, ou le chant des habitants de Belèm qui prétendent que le Christ est né chez eux au Brésil et nulle part ailleurs.
Un faible pour Astor Piazzola et les créations contemporaines
Aussi à l'aise avec les chants traditionnels que les créations contemporaines, le groupe Ginga a un faible pour l'univers musical d'Astor Piazzola, mais aussi pour les compositions du Vénézuélien Cesar Alejandro Carrillo ou celles du chef de chœur cubain Reynier Silegas Ramirez.
Après chaque chant choral, où les prouesses vocales étaient portées à la pointe d'une extrême sensibilité, un ou une choriste de Ginga s'avançait pour raconter l'origine du morceau et parfois remercier le compositeur contemporain, présent dans l'église, à l'origine de cette création musicale.
Un moment magique et communicatif
Un moment magique montrant les immenses possibilités d'expression de la voix humaine, lorsqu'elle est travaillée à plusieurs au service de musiques profondes et authentiques. Leur bonheur de chanter ensemble, qui ne date pas d'hier, est communicatif : rien d'étonnant à ce qu'ils aient été bissés plusieurs fois par le public, aux anges.
Une soirée exceptionnelle qui a démontré la puissance émotionnelle du chant collectif, dans un cadre historique et acoustique idéal.



