À quelques jours de la sortie en salles de Michael, son biopic consacré au Roi de la pop, le réalisateur Antoine Fuqua a choisi de créer la polémique. Dans un long entretien accordé au New Yorker, il a exprimé ses doutes sur certaines accusations d'abus sexuels visant Michael Jackson, provoquant des réactions immédiates.
Des déclarations controversées
Interrogé sur les cinq accusateurs qui ont témoigné au fil des années et sur les aveux du chanteur concernant le partage de son lit avec des enfants, Antoine Fuqua a répondu : « Parfois, les gens font des choses ignobles pour de l'argent. » Cette allusion vise Wade Robson et James Safechuck, dont les témoignages sont au cœur du documentaire Leaving Neverland (2019). Les deux hommes réclament 400 millions de dollars de dommages aux héritiers de l'artiste.
Un contexte déjà chargé
Le film a subi un remontage majeur, avec jusqu'à 15 millions de dollars de scènes additionnelles selon Variety. Les avocats de la succession ont découvert une clause de l'accord de 1993 avec Jordan Chandler interdisant toute représentation de ce dernier dans une œuvre cinématographique. Son nom a été retiré du film, et la séquence d'ouverture initiale, qui se déroulait à Neverland à l'époque des premières controverses, a été supprimée.
Entre hommage et arrangements avec la réalité
La succession Jackson, cofinanceur du biopic, a de nouveau nié les accusations, les qualifiant de « fausses et diffamatoires ». Antoine Fuqua assure avoir voulu mettre l'accent sur la trajectoire humaine de l'artiste plutôt que de trancher sur sa culpabilité. Un équilibre précaire qui ravive une vieille polémique et suscite l'intérêt autour de ce film actuellement en salle.



