Le championnat japonais de rugby est secoué par une controverse. Plusieurs stars étrangères évoluant au Japon se mobilisent contre un projet de réforme qui viserait à favoriser les joueurs japonais de souche dans les clubs professionnels. Cette initiative, portée par la fédération nippone, suscite l'indignation et des accusations de discrimination.
Une réforme contestée
La réforme prévoit de limiter le nombre de joueurs étrangers dans les effectifs des clubs de la ligue professionnelle. L'objectif affiché est de renforcer l'identité nationale du rugby japonais et de développer les talents locaux. Cependant, les critiques dénoncent une mesure discriminatoire qui pénaliserait les joueurs étrangers naturalisés ou d'origine étrangère.
Parmi les opposants, on retrouve des figures emblématiques comme le demi d'ouverture néo-zélandais Dan Carter, qui joue au Japon depuis plusieurs saisons. Dans une déclaration publique, il a estimé que cette réforme était "une insulte à la diversité qui fait la force du championnat japonais".
Mobilisation des joueurs
Les joueurs étrangers ont lancé une pétition et prévoient des actions de protestation. Ils soulignent que le championnat japonais s'est développé grâce à l'apport de talents internationaux, attirant des sponsors et un public mondial. La réforme risquerait, selon eux, de faire perdre au championnat son attractivité.
- Limitation du nombre de joueurs étrangers par club
- Critères de sélection basés sur l'origine ethnique
- Risque de départ des stars internationales
La fédération japonaise de rugby justifie cette réforme par la nécessité de préparer l'équipe nationale pour la Coupe du monde 2027. Elle souhaite que davantage de joueurs japonais aient du temps de jeu en club pour élever le niveau de la sélection.
Réactions contrastées
Les supporters sont partagés. Certains applaudissent une mesure qui favorise les joueurs locaux, tandis que d'autres craignent un appauvrissement du spectacle. Les clubs, eux, s'inquiètent des conséquences économiques : les stars étrangères attirent les foules et les droits télévisés.
Le gouvernement japonais suit le dossier de près, alors que le pays se prépare à accueillir la Coupe du monde de rugby en 2027. Une décision est attendue dans les prochaines semaines.



