ChatGPT mode adulte : la sexologue Charlotte de Buzon analyse les enjeux
ChatGPT mode adulte : l'analyse d'une sexologue

ChatGPT mode adulte : une révolution dans les relations intimes virtuelles

Après un retard, le fameux "mode adulte" de ChatGPT devrait être lancé en 2026. Cette fonctionnalité permettra aux utilisateurs d'avoir des conversations érotiques avec l'intelligence artificielle. Une évolution technologique qui suscite de nombreux débats.

Sam Altman, PDG d'OpenAI, a annoncé le 14 octobre dernier sur X que l'IA allait pouvoir produire du contenu érotique. L'arrivée de ce mode a été repoussée pour ajuster les vérifications d'âge, afin de "traiter les utilisateurs adultes comme des adultes", a-t-il précisé.

L'avis de la sexologue Charlotte de Buzon

Pour Charlotte de Buzon, sexologue montpelliéraine et autrice de "Il n'y a pas de mystère dans le sexe" (Ed Marabout), le porno est omniprésent depuis vingt ans. "Il y a déjà une construction sexuelle liée au porno qui est biaisée", explique-t-elle. "Les personnes qui regardent du porno et passeront à l'IA pour une relation resteront dans le virtuel. Il n'y aura toujours pas d'interaction physique."

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Selon elle, les relations seront fantasmées autour de choses qui ne se produiront jamais. "Ce mode adulte crée un lien avec quelqu'un d'autre de manière virtuelle." Elle s'interroge aussi sur la modération : "Je ne suis pas contre l'IA, mais qui va modérer ? C'est comme le porno, personne ne le modère."

L'IA peut-elle aider à comprendre ses désirs ?

Charlotte de Buzon doute que l'IA puisse aider à mieux comprendre ses désirs. "L'IA n'est pas une valeur absolue. Ce n'est pas à elle de dire ce qui est possible ou pas. Sur quels critères va-t-elle se baser ? De quoi va-t-elle se nourrir ?" Elle ajoute : "Je ne suis pas certaine que l'IA ait déjà toutes les données sur l'érotisme et la sexualité."

Face aux critiques, Sam Altman a rétorqué sur X qu'OpenAI n'est "pas une police morale" chargée de trancher ce qu'il est acceptable de dire à ChatGPT.

D'autres IA déjà sur le terrain

ChatGPT n'est pas le premier à se lancer sur ce terrain. Selon France 24, d'autres IA comme Replika autorisent déjà la production de contenus érotiques. En revanche, Perplexity, Claude ou Gemini de Google s'y refusent pour l'instant.

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