Le documentaire « The Bee Gees : How Can You Mend a Broken Heart », réalisé par Frank Marshall, retrace l'épopée du groupe légendaire. Diffusé ce dimanche 19 juillet à 22h55 sur Arte, il offre un regard inédit sur la fratrie composée de Maurice, Barry et Robin Gibb.
Des débuts précoces et une ascension fulgurante
Issus d'une famille anglaise immigrée en Australie, les trois frères se produisent dès l'adolescence, managés par leur père. Leur formation pop, inspirée des Beatles, connaît très vite ses premiers succès. L'Amérique leur ouvre les bras, mais les ego s'entrechoquent : en 1969, la fratrie implose et chacun part de son côté pendant deux ans. Ils se retrouveront ensuite pour ne plus se quitter.
Le château d'Hérouville, un tournant décisif
Le documentaire met en lumière le rôle crucial du château d'Hérouville, dans le Val-d'Oise, où les Bee Gees reformés enregistrent la bande originale de « Saturday Night Fever ». Bien qu'ils qualifient le lieu de « taudis », c'est là que naissent les tubes « Stayin' Alive » et « How Deep Is Your Love ». Ce virage disco, amorcé avec « You Should Be Dancing », les propulse au sommet.
Un succès planétaire et ses revers
Avec 18 millions d'albums écoulés dans le monde – le plus vendu à l'époque – et quatre singles numéro un des charts, les Bee Gees deviennent les rois du disco, une musique « gay et noire » qui vise à rendre le corps heureux, selon le documentaire. Mais ce succès démesuré les aveugle face au rejet violent du disco, qui devient ringard et dont les disques sont pulvérisés en place publique.
Une traversée du désert et un retour par les voix d'autrui
Les années 1980 sont difficiles pour le groupe, qui revient grâce à des collaborations avec Barbra Streisand, Dionne Warwick, Diana Ross et Céline Dion. Le documentaire montre que, malgré les hauts et les bas, les Bee Gees étaient condamnés au succès.
Le film, d'une durée de 1h47, est disponible en replay jusqu'au 27 juillet 2026 sur Arte.tv.



