Il y a 26 ans, Sud Ouest lançait son centre d'impression moderne à Bordeaux
Sud Ouest lançait son centre d'impression à Bordeaux il y a 26 ans

Il y a vingt-six ans, le lancement du centre d'impression de Sud Ouest à Bordeaux

Le 30 décembre 1999, Jean-François Lemoîne, PDG du groupe Sud Ouest, a officiellement donné le coup d'envoi de la construction d'un nouveau centre d'impression pour le quotidien régional. Ce projet ambitieux, dont l'investissement avoisinait les 300 millions de francs, s'est concrétisé sur la rive droite de la Garonne, au quai de Brazza à Bordeaux.

Un investissement majeur pour une modernisation nécessaire

Jean-François Lemoîne déclarait à l'époque : « On ne change de rotatives que tous les vingt - vingt-cinq ans. J'ai été un des rares directeurs de journaux à en changer deux fois dans sa carrière... ». Cette réalisation représentait donc un moment crucial pour le journal, avec l'installation de rotatives ultramodernes qui constituaient à elles seules un tiers de l'investissement total.

Le terrain d'implantation, d'une superficie de 49 000 mètres carrés, a été cédé au franc symbolique par la Communauté urbaine de Bordeaux. En échange, le groupe Sud Ouest a rétrocédé un terrain situé à Bruges, propriété de la SAPESO.

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Un projet soutenu par les institutions locales

Plusieurs personnalités politiques ont salué cette initiative. Philippe Madrelle, président du Conseil général, a rappelé que « Sud-Ouest est entré dans l'intimité de nombreux lecteurs. Sud-Ouest est devenu incontournable ». Alain Rousset, président du Conseil régional, a souligné que ce projet accompagnait le développement du quartier de la Bastide.

Alain Juppé, député-maire de Bordeaux, a quant à lui déclaré que ce nouveau centre d'impression était « le signe que Sud-Ouest a le sens de l'initiative ».

Des caractéristiques techniques impressionnantes

Le centre d'impression, dont la réalisation technique a été confiée à la SEIC (Société d'études industrielles du Centre), reposait sur 359 pieux d'une longueur de 27 mètres. La société SEIC possédait déjà à son actif l'imprimerie du Parisien, de l'Équipe et du Télégramme de Brest.

Les trois nouvelles rotatives, considérées comme les plus performantes du marché, étaient capables de débiter 86 000 exemplaires à l'heure. Elles représentaient plus des deux tiers de l'investissement total.

Financement et calendrier du projet

Cet investissement de 300 millions de francs a été financé par plusieurs sources :

  • Des emprunts bancaires
  • L'autofinancement du groupe Sud Ouest
  • Des subventions publiques

Plus précisément :

  1. La région a contribué à hauteur de 4,7 millions de francs
  2. Le département a apporté 2,25 millions de francs
  3. Une aide européenne de 5,8 millions de francs a été accordée

La plate-forme technique bénéficiait d'une maîtrise d'ouvrage déléguée à Bordeaux-Métropole Aménagement (BMA), société d'économie mixte de la Communauté urbaine.

Une transformation complète du journal

Le nouveau centre d'impression a accueilli les rotatives dès mars 2001, avec une première production envisagée pour juin 2001. C'est au début de l'année 2002 que le nouveau journal est sorti avec des caractéristiques révolutionnaires :

  • Un format réduit (légèrement plus petit que celui du Monde)
  • Une pagination augmentée à 80 pages dont 16 en couleurs (extensible à 112 pages)
  • Une présentation plus colorée et plus abondante

Ce nouveau journal se voulait soucieux de répondre aux évolutions de la société et aux exigences croissantes de ses lecteurs, marquant ainsi une nouvelle ère pour le quotidien régional.

Les ouvriers du métier du livre ont travaillé à la confection du journal dans ce nouveau centre d'impression ultramoderne, qui représentait un investissement stratégique pour l'avenir de la presse régionale en Aquitaine.

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