Un départ médiatique orchestré vers une chaîne concurrente
Dans le paysage audiovisuel français, les mouvements de journalistes entre chaînes d'information en continu font souvent l'actualité. Le cas de Sonia Mabrouk en est une illustration frappante. Quelques jours seulement après avoir annoncé sa démission de CNews et d'Europe 1, la journaliste a officialisé son arrivée chez leur concurrent direct : BFMTV. Cette transition rapide a été révélée dans une interview exclusive accordée à nos confrères du Figaro, où elle détaille les motivations profondes de ce changement de cap professionnel.
Une démission motivée par un souci de cohérence éthique
Le départ de Sonia Mabrouk de CNews, la première chaîne d'information en part d'audience en France, remonte à quinze jours. Cette décision fait suite au maintien controversé de Jean-Marc Morandini sur l'antenne, malgré ses condamnations définitives pour corruption de mineurs. Vendredi dernier, la journaliste a également quitté la radio Europe 1, se séparant ainsi des médias du groupe de Vincent Bolloré.
Dans un communiqué officiel, Sonia Mabrouk a justifié son choix : « Dans un souci de cohérence, après ma démission de CNews, et ce malgré un fort attachement à Europe 1, j'ai pris la décision de quitter mon poste d'intervieweuse politique qui m'a vu faire mes premiers pas dans cette radio ». Elle a ajouté qu'elle allait désormais se concentrer sur un heureux événement familial – la naissance de son deuxième enfant attendu au printemps – ainsi que sur la suite de son parcours professionnel.
Une ambition partagée avec Rodolphe Saadé chez BFMTV
Ce vendredi, dans les colonnes du Figaro, Sonia Mabrouk a expliqué les raisons qui l'ont poussée à choisir BFMTV pour la suite de sa carrière. « J'ai choisi de rejoindre BFMTV », a-t-elle déclaré. « Je reconnais chez Rodolphe Saadé, propriétaire du groupe RMC BFM, comme chez Vincent Bolloré une ambition, une vision, une capacité à bâtir des groupes solides dans la durée. Je veux m'inscrire dans le temps long, au sein d'une rédaction forte ».
La journaliste de 49 ans a profité de cette interview pour rappeler son parcours riche et engagé au service de l'information télévisée et radiophonique. « J'ai toujours eu des engagements et des fidélités durables : dix ans sur Public Sénat, quatorze ans sur Europe 1 et quasiment une décennie sur CNews. Je suis le contraire d'une mercenaire des médias », a-t-elle souligné. Elle a également exprimé son enthousiasme à l'idée de retrouver à BFMTV des personnalités pour lesquelles elle a de l'estime et de l'amitié, comme Apolline de Malherbe.
Un contexte médiatique en pleine évolution
Ce mouvement intervient dans un paysage audiovisuel français marqué par une concurrence accrue entre les chaînes d'information en continu. Le départ de Sonia Mabrouk de CNews, suite à une controverse éthique, et son arrivée chez BFMTV, perçue comme un renforcement des équipes de la chaîne, illustrent les dynamiques de loyauté et de stratégie qui animent le secteur. La journaliste, reconnue pour son expérience et son sérieux, apporte avec elle une crédibilité certaine à sa nouvelle maison.
Son parcours, jalonné de longues collaborations, témoigne d'une recherche de stabilité et de sens dans un environnement médiatique souvent turbulent. En rejoignant BFMTV, Sonia Mabrouk s'inscrit dans un projet éditorial qu'elle estime porteur d'avenir, tout en préservant les valeurs professionnelles qui ont guidé sa carrière depuis ses débuts.



