Nathalie Saint-Cricq suspendue après avoir comparé Éric Ciotti à Mussolini
Saint-Cricq suspendue pour comparaison Ciotti-Mussolini

La journaliste de Franceinfo suspendue après une comparaison polémique

La journaliste de Franceinfo Nathalie Saint-Cricq a été suspendue pendant une semaine après avoir comparé le président de l'UDR Éric Ciotti au dictateur fasciste Benito Mussolini en plein direct. L'incident s'est produit lors de la soirée électorale du premier tour des municipales, alors que la journaliste pensait que son micro était coupé.

Une séquence qui a enflammé les réseaux sociaux

Juste avant la diffusion du discours d'Éric Ciotti, Nathalie Saint-Cricq a lancé "Alias Benito", croyant que son micro était désactivé. La vidéo de cette séquence s'est rapidement propagée sur les réseaux sociaux, provoquant une vive polémique. Face à l'ampleur de la controverse, France Télévisions a d'abord publié des excuses publiques avant d'annoncer la suspension de la journaliste.

Dans un message posté sur le compte Twitter de franceinfo, la chaîne a déclaré : "Nous présentons nos excuses à Éric Ciotti pour un propos inapproprié et déplacé prononcé sur notre antenne par une journaliste de la rédaction de France Télévisions."

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Les excuses et les justifications de la journaliste

Nathalie Saint-Cricq a elle-même présenté ses excuses à l'antenne, affirmant : "Je voulais présenter mes excuses à monsieur Ciotti. J'ai tenu tout à l'heure à l'antenne, juste avant son intervention, des propos qui étaient inappropriés et déplacés, qui relèvent d'un manque de discernement de ma part. Donc, je présente mes excuses ainsi qu'aux téléspectateurs."

Contactée par le Figaro, la journaliste a fourni des explications supplémentaires sur cet incident. Elle a déclaré s'être "fait avoir avec un micro non-coupé alors que d'habitude ils sont coupés". Pour justifier ses propos, elle a affirmé qu'il s'agissait du "surnom d'Éric Ciotti à l'Assemblée nationale".

Une habitude de blagues en direct

Nathalie Saint-Cricq a reconnu avoir commis une erreur, mais a souligné que cette pratique faisait partie de ses habitudes professionnelles. "J'ai fait une connerie, j'ai trop parlé. Je le fais tout le temps", a-t-elle expliqué. "Les gens qui me connaissent savent qu'à chaque soirée électorale, à chaque émission spéciale, je dis des blagues tout le temps. C'est miraculeux que je ne me sois pas fait avoir avant."

La journaliste, épouse de Patrice Duhamel et belle-sœur d'Alain Duhamel, a ainsi révélé une pratique courante dans les coulisses des émissions en direct, où les journalistes s'autorisent parfois des commentaires humoristiques lorsqu'ils pensent que leurs micros sont désactivés.

Les conséquences professionnelles

Cette suspension d'une semaine intervient dans un contexte médiatique particulièrement sensible, où les propos des journalistes font l'objet d'une surveillance accrue. L'incident met en lumière les défis auxquels sont confrontés les professionnels des médias lors des directs électoraux, où la pression est forte et les enjeux politiques majeurs.

La polémique autour de Nathalie Saint-Cricq soulève également des questions sur la liberté d'expression des journalistes et les limites de l'humour dans le traitement de l'information politique. Alors que certains défendent le droit à la dérision, d'autres estiment que certaines comparaisons historiques demeurent inacceptables dans le cadre professionnel.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale