Un incident en direct lors des élections municipales
Au lendemain des élections municipales de 2026, la journaliste Nathalie Saint-Cricq a présenté ses excuses publiques à Éric Ciotti, le patron de l'Union des droites pour la République. Cet acte fait suite à des propos tenus lors de la soirée électorale du premier tour, le dimanche 14 mars, où elle avait comparé le candidat à Benito Mussolini, le dictateur fasciste italien.
Le dérapage en direct sur Franceinfo
Le dimanche 15 mars 2026, vers 22 heures, Franceinfo s'apprêtait à diffuser le discours d'Éric Ciotti, après sa victoire au premier tour à Nice avec 43,43 % des suffrages. Cependant, Nathalie Saint-Cricq, croyant son micro coupé, a lancé l'expression "alias Benito" en référence à Mussolini, qui a dirigé l'Italie de 1922 à 1943. Cette séquence, capturée par des téléspectateurs, a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, suscitant des réactions vives.
Certains internautes ont qualifié ce moment de "navrant" et ont appelé à la démission de la journaliste, tandis que d'autres ont estimé que c'était un "constat" plutôt qu'un simple dérapage. La chaîne a rapidement réagi en diffusant des excuses sur le réseau social X, décrivant les propos comme "inappropriés et déplacés".
Les excuses officielles et le contexte
Le lendemain, Nathalie Saint-Cricq a présenté ses excuses en direct, reconnaissant un "manque de discernement". Elle a déclaré : "J'ai tenu des propos inappropriés et déplacés, qui relèvent d'un manque de discernement". Cet incident n'est pas le premier à impliquer la journaliste ; en décembre dernier, elle avait été critiquée pour avoir fait un rapprolement entre l'antisémitisme et "la quête du 'vote musulman'" lors d'un échange avec Alexis Corbière, député de Seine-Saint-Denis.
À cette occasion, La France insoumise (LFI) avait saisi l'Arcom, l'autorité de régulation des médias. Ces précédents ajoutent un contexte supplémentaire aux réactions actuelles, soulignant les tensions dans le paysage médiatique et politique français.
Cet épisode illustre les aléas du direct et les conséquences potentielles des propos tenus sur les plateaux télévisés, surtout en période électorale. Il met en lumière l'importance de la prudence et de l'éthique journalistique, alors que les élections municipales continuent de captiver l'attention publique.



