Podcast : une artiste enquête sur le pillage nazi de sa famille
Podcast : une artiste enquête sur le pillage nazi familial

En mai 2021, Adrianna Wallis apprend par l’historienne Sophie Juliard que sa famille, dont elle « tend à oublier qu’elle était juive », a été spoliée sous l’Occupation. Sa grand-mère, la peintre Diane Esmond, a fui Paris pour New York, et l’immeuble familial de l’avenue d’Iéna a été réquisitionné par l’ERR, le service chargé de confisquer les biens des juifs et des francs-maçons dans l’Europe occupée, devenant un quartier général du pillage nazi.

Une découverte bouleversante

Dans les archives, 46 toiles de Diane Esmond sont recensées. Au retour des siens en 1945, tout a disparu : œuvres, livres, objets du quotidien, jusqu’au lino et aux clous. Ce scénario s’est répété dans près de 40 000 appartements parisiens. Adrianna Wallis, artiste elle-même, prend conscience que tout son travail « ne parle que de ça, de l’effacement, de la destruction ».

Un podcast intime et historique

Le podcast « Il restera la gravité » mêle enquête historique et réflexion intime. L’artiste s’interroge : lorsqu’un objet chargé de sens disparaît, « où vont les histoires qu’il contenait ? Où va la mémoire familiale qu’il contenait ? ». Frappée par les résonances entre cette spoliation et son propre art, elle explore si ses œuvres parlent inconsciemment de ce traumatisme, tabou dans sa famille.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Une production sobre et habitée

Ce podcast de 30 minutes, sobre et habité, propose une réflexion profonde sur la mémoire, l’effacement et la transmission. Il est disponible sur ARTERADIO.COM.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale