Nuit Blanche perturbée par Civitas : les fachos toujours à la pointe de la cancel culture
Nuit Blanche perturbée : Civitas et la cancel culture

La Nuit Blanche 2026, événement culturel parisien incontournable, a été marquée par une intervention musclée de militants du groupe d'extrême droite Civitas. Ces derniers ont perturbé une installation artistique qu'ils jugeaient blasphématoire, provoquant l'annulation de la performance en plein air. Cet incident relance le débat sur la censure et la liberté d'expression dans l'art.

Une œuvre sous le feu des critiques

L'œuvre en question, intitulée « Les Anges Déchus », était une installation multimédia de l'artiste contemporain Julien Desrosiers. Elle représentait des figures religieuses dans des poses provocantes, entourées de symboles de consommation moderne. Selon l'artiste, l'objectif était de critiquer la marchandisation de la spiritualité. Cependant, pour Civitas, il s'agissait d'une insulte à la foi chrétienne.

L'intervention de Civitas

Vers 23 heures, une trentaine de militants de Civitas, vêtus de noir et portant des banderoles, ont envahi le site de l'installation. Ils ont scandé des prières et tenté de débrancher les projecteurs, avant d'être dispersés par les forces de l'ordre. L'incident a duré près d'une heure, obligeant les organisateurs à annuler la performance pour des raisons de sécurité. Le maire de Paris, Anne Hidalgo, a condamné fermement cette action, la qualifiant d'« atteinte intolérable à la liberté de création ».

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Un précédent dans la cancel culture

Cet événement s'inscrit dans une série d'actions de groupes conservateurs visant à censurer des œuvres d'art. En 2024, une pièce de théâtre sur la sexualité avait été interdite après des pressions similaires. Les détracteurs de Civitas les accusent de pratiquer une « cancel culture » d'extrême droite, en opposition à la liberté artistique. De son côté, Civitas revendique le droit de défendre les valeurs chrétiennes et traditionnelles face à ce qu'ils appellent la « décadence culturelle ».

Réactions du monde de l'art

De nombreux artistes et intellectuels ont exprimé leur soutien à Julien Desrosiers. Une pétition en ligne, lancée par le collectif « Art Libre », a déjà recueilli plus de 50 000 signatures. Elle demande des mesures renforcées pour protéger les installations artistiques lors des événements publics. Le ministère de la Culture a annoncé l'ouverture d'une enquête administrative.

Quelles conséquences pour Nuit Blanche ?

L'avenir de Nuit Blanche pourrait être affecté par cette polémique. Certains élus proposent de déplacer l'événement dans des lieux fermés pour éviter les intrusions, tandis que d'autres appellent à un dialogue avec les groupes religieux pour prévenir de tels incidents. En attendant, la soirée s'est poursuivie dans d'autres quartiers, mais l'ombre de la censure plane sur cette édition.

Cet incident rappelle que la frontière entre liberté d'expression et respect des croyances reste mince, et que la cancel culture, sous toutes ses formes, menace la diversité artistique. La Nuit Blanche 2026 restera dans les mémoires comme celle où les fachos ont tenté d'éteindre la lumière de l'art.

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