Lors d'une audition particulièrement tendue à l'Assemblée nationale, le milliardaire Xavier Niel a vivement dénoncé les méthodes du rapporteur Charles Alloncle, l'accusant de relayer des fake news et qualifiant la commission d'enquête sur l'audiovisuel public de "cirque". Dans un échange houleux, l'entrepreneur a lancé : "Je ne suis pas un clown", marquant son refus de participer à ce qu'il perçoit comme une mascarade parlementaire.
Un affrontement verbal explosif
Dès son propos liminaire, Xavier Niel a mis en cause le député ciottiste Charles-Henri Alloncle, soulignant que l'exigence de transparence sur l'usage des fonds publics était légitime, mais critiquant la manière dont elle était menée. "Merci pour votre invitation, mais je ne suis pas un clown", a-t-il déclaré, ajoutant que le rapporteur avait propagé des approximations et des mensonges sur les réseaux sociaux sans contradictoire.
Accusations de désinformation
Niel a notamment reproché à Alloncle d'avoir qualifié Mediawan, le géant français de la production audiovisuelle dont il est cofondateur, d'entreprise américaine en raison de sa structure actionnariale. Il a également pointé du doigt une fausse affirmation reprise par le rapporteur, concernant une prétendue privatisation du restaurant Maxim's pour célébrer la reconduction de Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions.
Réactions et conséquences
Après cet échange, le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), a reconnu que les allégations relayées par Alloncle semblaient infondées et a évoqué une possible procédure pour parjure contre le syndicaliste Jean-Jacques Cordival, source de ces informations. Cette audition s'inscrit dans une série d'incidents qui ont émaillé les travaux de la commission, créée à la demande de l'UDR d'Éric Ciotti, parti allié du Rassemblement national.
Contexte polémique
La commission d'enquête, qui prône la privatisation de l'audiovisuel public, a déjà connu des tensions notables, notamment lors de l'audition de l'animateur-producteur Nagui. Les auditions doivent se poursuivre jusqu'au 8 avril, dans un climat marqué par les controverses et les accusations réciproques.
Cette affaire soulève des questions plus larges sur le fonctionnement des commissions parlementaires et la diffusion d'informations non vérifiées, mettant en lumière les défis de la transparence et de l'intégrité dans le débat public.



