L'actualité internationale, notamment le conflit en Iran, résonne profondément chez Léa Salamé, dont la famille est originaire du Liban. « Qui peut rester insensible au sort des civils qui paient le prix de la guerre, que ce soit à Téhéran, à Beyrouth ou à Tel-Aviv ? Bien sûr que cela me touche particulièrement, car le Liban, c'est mon histoire et mon enfance », confie la journaliste dans les colonnes du Parisien.
Un retour sur ses premiers mois au 20 Heures
Dans un long entretien accordé au quotidien, elle revient sur ses premiers mois à la tête du journal de 20 Heures. Une position qui exige, selon elle, une capacité à se remettre en question : « Je mentirais si je disais que j'ai été insensible aux attaques. Sans doute, certaines critiques n'étaient pas infondées », reconnaît-elle, en évoquant notamment la confusion faite dans un reportage entre Samuel Paty et Dominique Bernard.
Les femmes face aux critiques dans les médias
Selon Léa Salamé, le fait d'être une femme la rend d'autant plus sujette aux critiques. « Qu'elles soient médecins, avocates ou professeures, les femmes doivent en permanence démontrer leur légitimité. Il y a souvent une délectation particulière à critiquer les femmes, encore plus quand elles occupent des postes à responsabilité », explique-t-elle.
Elle cite des exemples concrets : « Laurence Ferrari a subi un déchaînement de critiques quand elle était sur TF1. Anne-Sophie Lapix avait décidé de quitter le réseau social X. J'y ai songé aussi, mais partir, ce serait renoncer à défendre la cause des femmes. » Cette réflexion souligne les défis persistants auxquels sont confrontées les femmes dans les rôles médiatiques de premier plan.



