La présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, a vivement critiqué le rapport Alloncle, présenté ce lundi, qui préconise une réduction drastique des effectifs du service public audiovisuel. Selon elle, ce plan représente « le plus grand plan social de l’histoire culturelle française », avec la suppression de près de 2000 postes sur les 9000 que compte le groupe.
Un rapport aux conséquences lourdes
Le rapport, commandé par le gouvernement, vise à moderniser et rationaliser l’audiovisuel public. Il propose notamment la fusion de France Télévisions avec Radio France et l’Institut national de l’audiovisuel (INA), ainsi qu’une réduction des coûts de 20 %. Pour Delphine Ernotte, ces mesures sont inacceptables : « C’est une saignée qui va dévaster notre capacité à produire des programmes de qualité et à remplir nos missions de service public. »
Les syndicats montent au créneau
Les syndicats de France Télévisions ont également exprimé leur colère. Ils dénoncent un plan qui « sacrifie l’emploi sur l’autel de l’austérité » et appellent à une grève illimitée à partir de la semaine prochaine. De son côté, le ministère de la Culture assure que ces réformes sont nécessaires pour « garantir la pérennité du service public audiovisuel face à la concurrence des géants du numérique ».
Un avenir incertain pour le PAF
Au-delà de l’aspect social, ce rapport soulève des questions sur l’indépendance et la diversité de l’audiovisuel français. Les opposants craignent une uniformisation des contenus et une perte de pluralisme. Delphine Ernotte a conclu en affirmant qu’elle se battra « jusqu’au bout pour défendre les équipes et la mission de service public ».



