L'expression « faire les choux gras de la presse » évoque aujourd'hui un sujet qui passionne les foules et fait vendre du papier aux éditeurs de périodiques. Par exemple, on peut dire : « La mort de Johnny Hallyday a fait les choux gras de la presse people. »
Signification actuelle
Contrairement à « faire chou blanc », qui signifie échouer, « faire les choux gras » est synonyme de succès. La locution semble remonter au début du XXe siècle, une époque où la presse écrite connaissait son âge d'or, avant la concurrence de la radio, de la télévision et d'Internet.
Origine de l'expression
Le lien entre les choux et les journaux n'est pas dû à la forme d'un quotidien roulé en boule. En réalité, l'expression « faire les choux gras de quelqu'un », aujourd'hui oubliée, signifiait autrefois « enrichir quelqu'un ». Pour comprendre l'analogie entre choux et bonne fortune, il faut remonter à la France d'avant les grandes surfaces. Pour les plus pauvres, le chou était un mets de choix car très bon marché. Pour lui donner du goût et de la consistance, on ajoutait autant de matière grasse que possible lors de la cuisson. Un chou enrichi qui, à son tour, enrichissait le ventre.



