France Télévisions présente ses excuses à Éric Ciotti après un dérapage d'une journaliste
Excuses de France Télévisions à Ciotti après un dérapage

France Télévisions présente des excuses officielles à Éric Ciotti

Le groupe public France Télévisions a présenté ses excuses publiques à Éric Ciotti, candidat de l'Union de la Droite Républicaine (UDR) allié au Rassemblement National (RN) aux élections municipales de Nice. Cette démarche fait suite à des propos jugés inappropriés tenus par la journaliste Nathalie Saint-Cricq lors de la soirée électorale diffusée sur Franceinfo, le dimanche 15 mars 2026.

Un dérapage lors de la soirée électorale

Selon une capture d'écran de la diffusion postée sur le réseau social X peu avant 23 heures, on peut entendre une voix murmurer « alias Benito » au moment où la présentatrice annonce qu'Éric Ciotti va faire une déclaration en direct. Cette référence à Benito Mussolini, le dictateur italien fasciste, a immédiatement suscité la polémique et a été largement relayée sur les plateformes numériques.

Le compte officiel de Franceinfo a réagi rapidement, en publiant un message sur X peu après 23 heures : « Nous présentons nos excuses à @eciotti pour un propos inapproprié et déplacé prononcé sur notre antenne par une journaliste de la rédaction de France Télévisions ». Cette déclaration officielle marque une prise de distance claire du groupe public vis-à-vis des commentaires de sa collaboratrice.

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Les excuses personnelles de Nathalie Saint-Cricq

Quelques minutes après la publication du message de Franceinfo, Nathalie Saint-Cricq, journaliste et éditorialiste politique reconnue, est revenue à l'antenne pour présenter ses excuses personnelles. « J'ai tenu tout à l'heure des propos qui étaient inappropriés et déplacés, qui relèvent d'un manque de discernement », a-t-elle affirmé devant les téléspectateurs. Elle a ajouté : « Je voulais présenter mes excuses à M. Ciotti », reconnaissant ainsi explicitement la gravité de son impair.

Ce dérapage intervient dans un contexte électoral particulièrement tendu à Nice, où Éric Ciotti, ancien président des Républicains (LR), est engagé dans un duel fratricide contre le maire sortant Christian Estrosi, candidat d'Horizons. À l'issue du premier tour, Ciotti arrive en tête avec environ 43 % des voix, tandis qu'Estrosi obtient 30,92 %, après une campagne municipale âpre et divisée.

Un contexte politique local complexe

La situation à Nice est marquée par des alliances et des rivalités historiques au sein de la droite. Christian Estrosi, en lice pour un quatrième mandat après avoir été réélu avec près de 60 % des voix en 2020, avait appelé à un barrage face à l'extrême droite dans la cinquième ville de France. Cependant, il ne semble pas pouvoir compter sur un retrait éventuel des candidats de gauche, ce qui complique considérablement ses chances de l'emporter au second tour.

L'incident médiatique impliquant France Télévisions et Nathalie Saint-Cricq soulève des questions sur l'objectivité journalistique et les limites du commentaire politique en période électorale. Alors que les médias publics sont tenus à une certaine réserve, ce dérapage a été perçu par certains observateurs comme une entorse aux principes de neutralité qui doivent guider le service public audiovisuel.

Les réactions sur les réseaux sociaux ont été vives, avec des partisans de Ciotti dénonçant une partialité médiatique, tandis que d'autres ont critiqué la légèreté du commentaire. France Télévisions, par ses excuses rapides, cherche visiblement à limiter les dégâts et à préserver sa crédibilité à l'approche du second tour des municipales.

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