Rachida Dati maintient ses accusations contre Complément d'enquête sans preuves
Dati accuse Complément d'enquête sans fournir de preuves

Rachida Dati réitère ses accusations contre Complément d'enquête

Sur les ondes de RTL ce mercredi 18 février 2026, Rachida Dati a une nouvelle fois maintenu ses graves accusations à l'encontre du magazine d'investigation de France 2, Complément d'enquête. La ministre de la Culture, également candidate à la Mairie de Paris, n'a cependant pas indiqué si elle comptait fournir les preuves concrètes que lui réclame la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public.

Des allégations de corruption persistantes

Début février 2026, lors de son audition sous serment devant cette commission, Rachida Dati avait affirmé qu'un de ses proches avait été soudoyé par les équipes de Complément d'enquête. L'objectif présumé de cette manœuvre était d'obtenir des informations confidentielles la concernant. Le magazine, qui avait consacré une émission à la ministre en 2025, rejette catégoriquement ces allégations.

« Un proche a été approché et on lui a proposé de le rémunérer », a répété Rachida Dati sur RTL, ajoutant avec insistance : « Je confirme mes dires ». Ces déclarations interviennent dans un contexte politique tendu, alors que la ministre s'apprête à quitter son poste gouvernemental.

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Un ultimatum parlementaire pour les deux parties

La commission d'enquête de l'Assemblée nationale a adressé un courrier à Rachida Dati, lui donnant jusqu'au lundi 23 février 2026 pour produire des éléments probants étayant ses accusations. Ce document, obtenu par l'Agence France-Presse, souligne l'urgence de cette demande.

Interrogée à plusieurs reprises sur RTL quant à sa volonté de fournir ces preuves, la ministre s'est montrée évasive. Elle s'est contentée de déclarer qu'elle « s'adresserait à la commission d'enquête », refusant toute précision supplémentaire. « Vous n'êtes pas à la commission d'enquête », a-t-elle rétorqué au journaliste qui la pressait de questions.

Une situation symétrique pour Complément d'enquête

Les responsables du magazine d'investigation se trouvent dans une position similaire. Eux aussi ont été entendus par la commission d'enquête et disposent du même délai, jusqu'au 23 février 2026, pour communiquer un courriel évoqué lors de leur audition. Ce document, selon leurs dires, permettrait de les disculper entièrement des accusations portées par Rachida Dati.

Cette affaire met en lumière les tensions persistantes entre le pouvoir politique et les médias d'investigation, dans un climat de défiance croissante envers l'audiovisuel public. Les prochains jours, avec l'échéance de l'ultimatum, seront déterminants pour l'issue de ce conflit médiatique et politique.

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