Les séries israéliennes, autrefois saluées et adaptées dans le monde entier, traversent une période sombre depuis le 7-Octobre. De « Fauda » à « BeTipul », les fictions venues d'Israël sont désormais confrontées à un rejet croissant de la part des diffuseurs et des festivals, ainsi qu'à des menaces du gouvernement Netanyahou qui assèchent la création.
Un boycott généralisé
« Cela s'apparente à un boycott », déplorent les professionnels du secteur. Les diffuseurs internationaux hésitent à programmer des séries israéliennes, tandis que les festivals les excluent de leurs sélections. Cette situation est inédite pour une industrie qui avait su conquérir le public mondial avec des productions de qualité.
« Fauda » contrainte de délocaliser
La série d'espionnage « Fauda », qui devait tourner sa cinquième saison à Marseille, a finalement délocalisé ses prises de vues à Budapest « pour des raisons logistiques », selon la production. Pourtant, l'Hexagone accueille volontiers d'autres productions internationales comme « The White Lotus » ou « Mercredi ». Ce choix a suscité des interrogations, d'autant que la série avait recruté l'actrice Mélanie Laurent pour un des premiers rôles.
Des menaces gouvernementales
Le gouvernement Netanyahou exerce également des pressions sur les créateurs, menaçant de réduire les financements et d'imposer des restrictions. Cette situation fragilise un secteur déjà éprouvé par le boycott international. Les conséquences pourraient être durables, avec une baisse de la production et une perte de talents.
Un avenir incertain
Les professionnels israéliens tentent de résister, mais l'avenir des séries israéliennes reste incertain. Entre le rejet extérieur et les contraintes intérieures, la création est mise à mal. « Nous espérons que la situation s'améliorera », confie un producteur sous couvert d'anonymat.



