La bataille entre Canal+ et certains acteurs ne cesse de s'intensifier. Le 12 mai dernier, à la veille du Festival de Cannes, plusieurs artistes ont signé une tribune intitulée « zapper Bolloré » dans les colonnes de Libération. Plus de 500 personnes dénonçaient « l'emprise de l'extrême droite » sur le cinéma français, via Vincent Bolloré, actionnaire de référence de Canal+. Quelques jours plus tard, le président du directoire de Canal+, Maxime Saada, a indiqué qu'il ne souhaite plus voir son groupe financer les projets des quelque 600 signataires de ce texte.
Une escalade du conflit
Ce chiffre est monté aujourd'hui à plus de 1 200 signatures, puisque 651 artistes ont rejoint le collectif « Zapper Bolloré », en réaction à ces annonces du groupe. Cette situation a suscité de vives réactions dans le milieu cinématographique.
La réponse de la ministre
La ministre de la Culture Catherine Pégard a affirmé mardi regretter la réponse « disproportionnée » du patron de Canal+. « La place majeure de cette entreprise dans le cinéma lui donne une voix qui compte. Je regrette que la réponse, disproportionnée à tout le moins, apportée aux inquiétudes bien réelles qui se sont exprimées, les avive », a-t-elle déclaré lors de la session des questions au gouvernement.
Appel à la médiation
Plusieurs acteurs du monde du cinéma s'inquiètent de cette dernière prise de parole. L'association regroupant les réalisateurs et réalisatrices de films (SRF) estime qu'une « médiation » permettrait de « rétablir la confiance » entre les protagonistes du conflit, qui tombe en plein festival de Cannes.



