Selon une enquête de Mediapart, Jordan Bardella aurait proposé à son ami Cyril Hanouna de prendre la tête de l'Arcom, le gendarme de l'audiovisuel, si le Rassemblement national était arrivé au pouvoir après les législatives de l'été 2024. La révélation, bien que surprenante, est prise au sérieux par les médias.
Une rencontre estivale à Saint-Tropez
Les deux hommes se sont rencontrés le 12 juillet 2024 dans la villa de l'animateur à Saint-Tropez. Au cours de cette soirée, Jordan Bardella, qui se voyait déjà Premier ministre après la dissolution de l'Assemblée nationale, aurait évoqué les nombreuses critiques et sanctions de l'Arcom contre les chaînes du groupe Bolloré, notamment celles visant Cyril Hanouna.
Un contexte de tensions avec l'Arcom
Quelques jours plus tôt, le 27 juin 2024, l'Arcom avait adressé une mise en demeure publique à Europe 1 concernant l'émission On marche sur la tête, présentée par Hanouna, pointant un manque de mesure et d'honnêteté à quelques jours du premier tour des législatives. Cette sanction avait provoqué la colère de l'animateur, qui se plaignait d'un acharnement à son encontre.
Une proposition qualifiée de vanne
Interrogé par Mediapart, Cyril Hanouna a d'abord dit ne pas se souvenir de cette proposition, avant de la qualifier de "vanne" et d'affirmer qu'elle n'était pas sérieuse. De son côté, Jordan Bardella a démenti sur X avoir formulé une telle offre après la publication de l'article.
Cette affaire intervient dans un climat politique tendu, où les relations entre l'audiovisuel et le pouvoir sont régulièrement questionnées. La proposition, même non sérieuse, soulève des interrogations sur l'indépendance de l'Arcom et les liens entre médias et politique.



