Dans sa chronique du 24 août 2026, Jérôme Garcin présente « la Hantise », le nouveau roman de Jean-Philippe Toussaint, comme un « savoureux roman d'espionnage dont Bruxelles est l'épicentre ». L'auteur, qui vit entre Bruxelles, sa ville natale, Ostende et la Corse, y déploie un univers où se croisent les influences de Samuel Beckett et de John le Carré.
Un auteur aux multiples facettes
Jean-Philippe Toussaint n'en est pas à son premier exercice de style. Supporteur des Diables rouges, il affectionne le football, les échecs et le Scrabble, dont il fut champion du monde junior à 16 ans. Cette passion pour les jeux de stratégie se retrouve dans son écriture, précise et maîtrisée.
L'écrivain a également consacré des textes au mythologique coup de tête de Zidane et a dépeint l'atelier de Giverny où Monet prenait « congé du monde ». Ces références variées témoignent d'une curiosité intellectuelle qui nourrit son œuvre.
Un roman entre deux maîtres
Jérôme Garcin qualifie Toussaint d'« enfant naturel de Samuel Beckett et John le Carré ». Cette filiation littéraire se manifeste dans « la Hantise » par un mélange d'humour absurde et de tension narrative propre au roman d'espionnage.
Bruxelles, ville natale de l'auteur, sert de décor central à cette intrigue. La capitale belge, avec ses institutions européennes et ses réseaux de pouvoir, offre un terrain de jeu idéal pour ce genre littéraire.
Une publication attendue
Le roman paraît dans un contexte où le genre de l'espionnage connaît un regain d'intérêt. La critique de Jérôme Garcin, publiée dans sa rubrique « Le Bloc-notes », souligne la singularité de cette œuvre qui échappe aux conventions du genre.
Les lecteurs de Jean-Philippe Toussaint retrouveront son style reconnaissable, entre minimalisme et précision chirurgicale, appliqué ici à un univers d'intrigues et de mystères. Le roman promet de séduire tant les amateurs de l'auteur que les passionnés de romans d'espionnage.



