La journaliste et autrice Sarah Bouasse a été longuement applaudie lors de sa venue à la Petite Librairie de Sommières, mardi soir. Elle y présentait son ouvrage Par le bout du nez devant un public nombreux et attentif.
Un parcours olfactif
Voix reconnue du journalisme olfactif, Sarah Bouasse collabore à la revue Nez depuis ses débuts. Elle a raconté son parcours, né d’un goût ancien pour les odeurs et l’écriture. « Je n’avais jamais pensé à relier les deux », a-t-elle confié, évoquant sa rencontre décisive avec le parfumeur Jean-Claude Ellena.
Éduquer son nez, une question d’attention
Autour de son livre, l’échange a ouvert les portes d’un sens souvent négligé. Pour Sarah Bouasse, éduquer son nez ne consiste pas à « muscler » un organe, mais à développer une qualité d’attention et une culture des odeurs. Les parfums, a-t-elle rappelé, passent souvent par les souvenirs : une fleur, une couleur, une ambiance, parfois même le métro de l’enfance comme pour le maître parfumeur Dominique Ropion. Les odeurs, liées aux souvenirs et aux émotions, ouvrent aussi des pistes d’accompagnement dans certains troubles cognitifs, notamment la maladie d’Alzheimer, où la stimulation olfactive peut aider à raviver des réminiscences.
Une soirée complète
La soirée, introduite par Laure, s’est accompagnée d’une dégustation proposée par Les Vins de Famille, avec des cuvées de la Maison Blanc-Senthille, de Saint-Jean-de-Crieulon. Le lendemain matin, Sarah Bouasse a animé un atelier olfactif tout public. Pendant deux heures, petits et grands ont appris à sentir autrement, à nommer leurs perceptions et à écouter leur nez. Une belle invitation à renouer avec un sens discret, mais essentiel.



