Un roman sur Denise de Montesquieu, fille du philosophe, par un spécialiste
Roman sur Denise de Montesquieu par un spécialiste

Un spécialiste de Montesquieu publie un roman sur la fille du philosophe

François Cadilhon, ancien professeur de l’Université Bordeaux-Montaigne et spécialiste reconnu de Montesquieu, fréquentant même ses descendants, vient de relever un défi littéraire. Après deux années de travail acharné, il publie « Denise de Montesquieu, mémoires fictifs », un roman qui plonge dans la vie de la fille du célèbre philosophe brédois.

Une inspiration puisée dans la correspondance

L’auteur explique que ce projet est né de la relecture attentive de la correspondance tenue par Denise de Montesquieu, conservée à la Bibliothèque municipale de Bordeaux. Cependant, il prévient immédiatement ses lecteurs : « Inutile d’y chercher ces mémoires, qui n’existent pas ». Cadilhon dévoile la recette de son ouvrage : 50% reposent sur la correspondance simplifiée de Denise, 20% sur l’histoire et la littérature de l’époque, et 30% sur sa propre imagination, fluctuant selon son humeur.

Le parcours d’une vie entre obéissance et bonheur

Le roman, écrit à la première personne, suit Denise depuis ses études dans des établissements religieux, dont un prestigieux à Paris, jusqu’à son installation en Agenais après son mariage. Elle épouse Godefroy de Secondat, un homme qu’elle n’a jamais rencontré auparavant, obéissant ainsi à la volonté de son père désireux d’une descendance portant son nom. Le couple aura sept enfants, dont plusieurs garçons, comblant les attentes familiales.

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Malgré des voyages limités, Denise mène une existence heureuse en Agenais, même si elle doit faire face à des tracasseries avec son frère et les communautés du village de Montesquieu, près d’Agen. Après le décès de son mari, elle prend en charge la gestion des biens familiaux, s’inquiète des crises économiques et des intempéries, et se préoccupe de l’avenir de ses enfants, mariant ses filles et plaçant ses fils. Une amitié sincère la lie à Tapiot (François de Paule Latapie), connu depuis son enfance.

Une œuvre qui brouille les frontières entre réel et fiction

François Cadilhon insiste : « Ce livre n’est pas une biographie, c’est une construction qui ne sera jamais une référence académique ». Il admet s’être permis des libertés, avec des prénoms et noms justes à seulement 50%. Pour le lecteur non initié à la vie des Montesquieu, il devient ardu de distinguer la réalité de l’invention, car le récit se dévore comme un roman historique, d’une cohérence remarquable jusque dans les moindres détails.

Cette publication marque ainsi une contribution unique à la littérature, mêlant érudition et créativité, offrant une plongée captivante dans le XVIIIe siècle à travers les yeux d’une figure méconnue de l’histoire.

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