« Faire la peau », le nouveau roman de Louise Chennevière, est l'un des événements de la rentrée littéraire. L'autrice y plonge le lecteur en pleine mer, dans un récit qui mêle écologie, corps et mémoire. Le livre est paru aux éditions Flammarion.
Un roman qui fait peau neuve
Dans ce troisième roman, Louise Chennevière quitte les terres pour le large. Le récit s'ouvre sur une femme qui décide de tout quitter pour embarquer sur un navire de sauvetage en Méditerranée. Ce choix radical la confronte à l'urgence humanitaire et à la beauté sauvage de l'océan. L'autrice, connue pour son écriture ciselée, explore ici la question du renouveau, de la renaissance par le contact avec l'élément marin.
Le titre, « Faire la peau », est à double sens : se défaire de son ancienne vie, mais aussi toucher du doigt une vérité brute. Le roman interroge notre rapport au monde, à l'autre et à soi-même, dans une époque troublée. Louise Chennevière signe un texte puissant, porté par une langue précise et sensorielle.
Une plongée dans l'urgence écologique
Le roman s'inscrit dans une actualité brûlante : la crise migratoire et la dégradation des écosystèmes marins. L'autrice ne tombe jamais dans le misérabilisme, mais décrit avec justesse les tensions à bord du navire, les dilemmes moraux de l'équipage, et la lente transformation de l'héroïne. « Faire la peau » est un livre sur l'engagement, mais aussi sur la fragilité.
La critique a salué « un roman nécessaire, qui prend le large pour mieux nous parler de nous-mêmes ». Louise Chennevière, qui avait déjà impressionné avec « Après l'amour » et « Mémoire d'encres », confirme ici son talent. Elle impose une voix singulière dans le paysage littéraire français.
Un succès attendu
Le livre est déjà présenté comme l'un des favoris des prix de la rentrée. Les libraires interrogés par « Libération » soulignent « l'originalité du propos et la force de l'écriture ». « Faire la peau » devrait trouver son public auprès des lecteurs sensibles aux questions écologiques et humanitaires, mais aussi de tous les amateurs de belles lettres.
Avec ce roman, Louise Chennevière réussit le pari d'une littérature engagée sans être militante, poétique sans être nombriliste. Une œuvre qui marquera la rentrée 2026.



