Céline Denjean et Cécile Cabanac illuminent la librairie Chez Margot à Cambo-les-Bains
Rencontre littéraire avec les Louves du polar à Cambo-les-Bains

Une soirée littéraire exceptionnelle à Cambo-les-Bains

Un mois après une première tentative contrariée par la tempête Pedro, les passionnés de romans noirs ont finalement pu rencontrer deux figures majeures du polar féminin, jeudi 26 mars, à la librairie Chez Margot, à Cambo-les-Bains. L'affluence était telle qu'il a fallu jouer des coudes pour se frayer un chemin parmi la foule de visiteurs venus assister à cet événement littéraire tant attendu.

Les Louves du polar en action

Invitiées par la libraire Mélanie Borgolotto, Céline Denjean et Cécile Cabanac - toutes deux publiées par l'éditeur Michel Lafon - partagent une passion commune pour la noirceur et les atmosphères troublantes. Elles étaient réunies ce jour-là sous la bannière du collectif « Les Louves du polar », qui milite activement pour la féminisation de ce genre littéraire traditionnellement masculin.

Présentation des derniers ouvrages

Céline Denjean, ancienne éducatrice spécialisée, a présenté son roman « Déferlante », une œuvre ancrée en Bretagne qui explore avec finesse les failles humaines. « J'ai besoin d'avoir un thème pour dérouler une histoire. Parfois, je me demande où je vais aller, ça me prend du temps… », a-t-elle confié avec sincérité.

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À ses côtés, Cécile Cabanac, ancienne journaliste de télévision, a évoqué son ouvrage « La Poussière des morts », une plongée vertigineuse dans un univers oppressant mêlant brouillard lillois, réseaux sociaux, exploration urbaine et emprise psychologique. « Écrire m'offre de la liberté. J'ai besoin d'être traversée par des lieux, des atmosphères », a-t-elle expliqué avant d'ajouter avec un sourire : « Oui, ma marque de fabrique c'est d'inventer une scène glauque pour lancer mon histoire. »

Le métier d'écrivain sous toutes ses facettes

Leur quotidien d'écrivaines a ensuite été passé au crible. Sur la question épineuse de l'impact de l'intelligence artificielle sur la création littéraire, Céline Denjean a apporté des nuances importantes : « Il peut y avoir des ressemblances de style, mais rien ne remplacera les émotions humaines. »

De son côté, Cécile Cabanac a insisté sur l'importance de la discipline dans le processus créatif : « Il faut écrire régulièrement, quelques lignes suffisent, mais l'immersion doit être régulière et nécessaire. »

Un avenir à quatre mains ?

Après avoir partagé leurs réflexions sur leur métier - dont elles rappellent la difficulté pour beaucoup d'en vivre pleinement - une question intrigante a émergé : les deux auteures parviendraient-elles à imaginer un roman écrit à quatre mains ? Cette idée séduisante fait doucement son chemin dans leurs esprits. « Sous réserve d'un bon scénario », pouvait-on entendre dans les allées de la librairie Chez Margot, laissant entrevoir de futures collaborations passionnantes.

La soirée s'est conclue par des séances de dédicaces chaleureuses, permettant aux nombreux amateurs de romans noirs présents de repartir avec des souvenirs littéraires précieux et l'enthousiasme renouvelé pour le polar féminin français.

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