Polémique sur "Corps à cœur" : un roman accusé de romantiser la pédocriminalité
Polémique sur "Corps à cœur" : roman accusé de pédocriminalité

Un roman "dark romance" au cœur d'une tempête médiatique

Le livre "Corps à cœur" de Jessie Auryann, classé dans le genre de la dark romance et disponible sur Amazon, provoque une vive polémique sur les réseaux sociaux et dans le monde littéraire. Des scènes décrites comme mettant en scène des violences sexuelles sur des nourrissons et des enfants ont déclenché une vague d'indignation.

Une pétition qui dépasse les 36 000 signatures

Une pétition en ligne, lancée le dimanche 22 février 2026, a déjà recueilli plus de 36 000 signatures pour exiger le retrait immédiat de l'ouvrage des plateformes de vente. Les signataires estiment que le livre "franchit une ligne rouge éthique et légale" et invoquent l'article 227-23 du Code pénal, qui réprime la diffusion de représentations pornographiques impliquant des mineurs.

Des réactions traumatisantes et une défense de l'autrice

Les commentaires négatifs se multiplient en ligne, avec des lecteurs évoquant des passages "traumatisants", "à vomir" et "explicitement détaillés". Des extraits relayés sur TikTok ont amplifié la controverse. L'autrice, Jessie Auryann, a défendu son œuvre sur ses réseaux sociaux, affirmant que son roman comporte des avertissements clairs et des trigger warnings explicites dès les premières pages. Elle assure ne pas cautionner les actes décrits mais explorer des "sujets tabous".

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Une saisine politique et judiciaire

La polémique a pris un tour politique avec l'intervention du député La France insoumise Antoine Léaument. Ce dernier a annoncé sur X avoir saisi Pharos ainsi que le procureur de la République. Il déclare : "Je découvre avec la nausée les extraits du 'livre' en ligne Corps à cœur, qui présente des scènes explicitement pédocriminelles en les 'romançant'". L'élu estime que cette publication contrevient à l'article 227-24 du Code pénal, qui punit de trois ans de prison et 75 000 euros d'amende la fabrication, la diffusion ou la commercialisation de messages violents ou pornographiques susceptibles d'être vus par un mineur.

Un contexte littéraire sensible

Cette affaire survient dans un contexte où les œuvres traitant de thèmes sensibles font l'objet d'un débat public intense. Elle rappelle notamment l'affaire Bastien Vivès, où l'auteur de bande dessinée a été renvoyé devant la justice pour diffusion d'images de mineurs à caractère pornographique. La question de la limite entre liberté d'expression et protection des mineurs reste plus que jamais d'actualité.

Disponible sur Amazon, où il figure parmi les meilleures ventes en e-book, l'ouvrage est précédé d'un avertissement mentionnant un contenu "pour public averti et majeur". Mais pour de nombreux critiques, cela ne suffit pas à justifier la nature des scènes décrites. La plateforme Pharos, chargée de signaler les contenus illicites en ligne, et le procureur de la République devront maintenant se prononcer sur la légalité de cette publication.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale