En février 2026, une carte Pokémon rarissime s'est vendue à un prix inouï : 16,5 millions de dollars. Ce record illustre l'engouement persistant pour la franchise, qui fête ses 30 ans. La Gen Z, héritière des premiers fans, transforme cette passion en véritable business.
Un nouveau type d'investisseurs
Jean large, baskets aux pieds, Mathis ne ressemble pas aux traders de Wall Street. Pourtant, cet étudiant de 18 ans est un véritable investisseur. Dans un placard de sa chambre, méticuleusement empilés, des coffrets Pokémon. Sa collection s'agrandit, attendant sagement que sa cote s'envole. Estimation de sa valeur actuelle : entre 10 000 et 12 000 euros. « Si on ajoute les cartes individuelles, pronostique-t-il, je pourrais la revendre entre 20 000 et 70 000 euros en fonction de l'évolution du marché. »
La stratégie du stockage
Mathis ne collectionne pas seulement les cartes, il stocke aussi les boîtes des paquets de cartes, appelés « boosters ». « Pokémon sort des séries tous les trois mois. J'achète ces coffrets que je garde scellés pour les revendre plusieurs années après », raconte le fan qui mêle passion et business.
Cette approche séduit de nombreux jeunes, qui voient dans les cartes Pokémon un placement financier accessible. Les réseaux sociaux regorgent de conseils pour identifier les cartes rares et maximiser la valeur des collections.
La marque Pokémon capitalise sur la tendance
La société Pokémon Company a bien compris l'intérêt de la Gen Z. Elle multiplie les collaborations avec des influenceurs et youtubeurs, et organise des événements spéciaux pour attirer les nouveaux dresseurs. Les éditions limitées et les cartes exclusives alimentent la spéculation.
« Pokémon est devenu un phénomène intergénérationnel », explique un analyste. « Les parents qui jouaient dans les années 1990 transmettent leur passion à leurs enfants, mais ces derniers y ajoutent une dimension financière. »
Un marché en pleine expansion
Le marché des cartes Pokémon pèse plusieurs milliards de dollars. Les ventes aux enchères atteignent des sommets, et les collectionneurs du monde entier se disputent les pièces rares. La Gen Z, née avec le numérique, utilise des plateformes comme eBay ou des applications spécialisées pour acheter, vendre et échanger.
« C'est à la fois un hobby et un investissement », confie Mathis. « Mais il faut être prudent : les prix peuvent fluctuer. »
Alors que Pokémon célèbre ses 30 ans, la franchise continue d'évoluer, portée par une communauté toujours plus nombreuse et entreprenante. La question est désormais : jusqu'où ira cette fièvre collective ?



