« J’ai tout perdu à 40 ans » : une Azuréenne se réinvente à Miami
« J’ai tout perdu à 40 ans » : une Azuréenne se réinvente à Miami

À Saint-Cézaire-sur-Siagne, la vie de Stéphanie Franchi, qui écrit sous le nom de plume Rose Mayreine, s’est fissurée à 40 ans. Une épreuve, une rupture, puis le besoin de s’échapper vers la Floride pour se retrouver dans l’écriture de son roman « Les Demoiselles de Miami - Cœurs en exil ». Ce livre, publié aux éditions Lyla-Methana au prix de 17,90 euros, est présenté comme une fiction largement inspirée de son parcours personnel.

Une scène d’ouverture brutale, miroir d’un séisme personnel

Le roman s’ouvre sur une scène violente : une femme trompée et la fin de son entreprise. Stéphanie Franchi explique ce choix : « Parce que c’est exactement ce qui m’est arrivé, même si le roman reste une fiction. À 40 ans, j’ai tout perdu en une seule phrase. Quand la vie se fissure d’un coup, on n’a plus d’autre choix que de se réinventer. » Son héroïne, Élise, vit ce séisme, et l’autrice a souhaité que le lecteur ressente « la violence du moment où tout s’écroule ».

Au-delà de la rupture, une maladie a également bouleversé son existence. « Elle m’a obligée à m’arrêter, à réfléchir, à comprendre ce que je voulais vraiment. C’est dans ce vide que l’écriture est arrivée », confie-t-elle. Miami s’est alors imposé comme une évidence.

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Six mois à Miami pour se reconstruire

Le choix de la Floride n’est pas anodin. « J’avais besoin de soleil, de distance, de me retrouver dans un endroit où personne ne me connaissait. Miami est une ville qui ne juge pas. Elle accueille, elle bouscule, elle réveille », explique l’autrice. Comme son héroïne Élise, elle est arrivée « avec une valise, un anglais approximatif et l’envie de se reconstruire ».

Dans le roman, Élise rencontre deux hommes très différents, Mike et Logan. Mike incarne « la douceur, la loyauté, le sourire honnête », tandis que Logan représente « le danger, le magnétisme, l’inattendu ». Selon Stéphanie Franchi, ces deux figures illustrent « deux façons de se relever ». Elle ajoute : « On ne devrait pas regarder ce genre d’homme deux fois... mais parfois, c’est exactement ce qu’il faut pour se réveiller. »

Mira, un second personnage féminin pour élargir le propos

Le roman suit également Mira, une Bretonne élégante et brillante. L’autrice justifie ce choix : « Je voulais montrer que la reconstruction n’a pas qu’un visage. Mira ne cherche rien : ni l’amour, ni l’aventure. Elle veut juste décrocher son diplôme de Cambridge. » Pourtant, au Texas, elle rencontre un homme qu’elle prend pour un cow-boy de ranch, avant de découvrir qui il est vraiment. « Elle va tomber de haut, au sens propre comme au figuré », précise Stéphanie Franchi.

Titulaire d’un master en gestion sanitaire et enseignante en ressources humaines à la faculté de Besançon, l’autrice a vu l’écriture s’imposer « comme une nécessité. Une bouée. Une façon de comprendre ce qui m’arrivait ». Elle ajoute : « J’ai plusieurs cordes à mon arc, mais celle-ci est devenue essentielle. Écrire m’a permis de me reconstruire. »

Une rencontre avec les lecteurs à Terre de Siagne

Stéphanie Franchi doit présenter son livre lors d’une rencontre à Terre de Siagne. Elle attend de ce moment « de la chaleur, du partage, de la sincérité ». Son objectif est clair : « Si les lecteurs repartent avec un sourire, une émotion ou bien une envie de changement... alors j’aurai réussi. »

Le roman « Les Demoiselles de Miami - Cœurs en exil » est disponible aux éditions Lyla-Methana au prix de 17,90 euros.

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