Philippe Jaenada dévoile son admiration pour le chef-d'œuvre de Raymond Chandler
Dans un témoignage exclusif, l'écrivain Philippe Jaenada, fasciné par les zones d'ombre des faits divers et les destins fracassés, rend hommage au roman "The Long Goodbye" de Raymond Chandler, publié en 1953. Il considère cette sixième enquête du détective privé Philip Marlowe comme le meilleur polar de tous les temps, car elle concentre tout ce qu'il apprécie dans le genre.
Un choix réfléchi entre deux classiques
Jaenada confie avoir hésité un moment avec "Le Grand Sommeil", un autre roman emblématique de Chandler. Cependant, anticipant que cette œuvre serait citée à plusieurs reprises par ses confrères, il a opté pour "The Long Goodbye", écrit quatorze ans plus tard. Il souligne avec humour que ce choix lui permet d'incruster sournoisement un autre Chandler dans la liste, notant au passage que la première traduction française portait le titre ridicule de "Sur un air de navaja".
Les raisons d'une passion pour le polar américain
Pour Philippe Jaenada, ce roman représente l'essence même du roman policier, en particulier des précurseurs américains du genre. Il met en avant :
- Des clichés qui n'en étaient pas encore à l'époque mais qui pullulent aujourd'hui, devenant des archétypes du polar.
- Une intrigue qui débute à l'automne 1949, un détail qui résonne avec son prochain livre, partageant ainsi une temporalité commune.
- Une exploration profonde des destins fracassés et des zones d'ombre, thèmes chers à l'auteur.
Ce témoignage, recueilli par Julie Malaure et publié le 21 mars 2026, offre un regard intime sur l'influence durable de Raymond Chandler dans la littérature policière moderne. Jaenada conclut en affirmant que "The Long Goodbye" incarne parfaitement ce qu'il aime dans le genre, mêlant suspense, psychologie et style inimitable.



