Les Escales du Livre animent la rive droite bordelaise
Le festival littéraire Les Escales du Livre a investi la rive droite de Bordeaux ce week-end avec une programmation dense et variée, mêlant rencontres, débats et présence d'auteurs. L'événement s'est déployé sur plusieurs lieux emblématiques, créant une effervescence culturelle notable dans la ville.
Nathalie Bois-Huyghe fait ses premiers pas en tant qu'adjointe à la culture
« C'est un gros travail, mais je pense être assez au courant du fonctionnement de l'écosystème culturel. » Ces mots sont ceux de Nathalie Bois-Huyghe, qui effectuait ses premiers pas en tant qu'adjointe en charge de la culture et des mémoires de la Ville de Bordeaux. À Darwin, cadre des Escales du livre, elle jouait à domicile : cofondatrice de Climax Darwin Coalitions, la nouvelle élue est également directrice du micro-lycée Edgar-Morin, implanté à la même adresse.
Un salon du livre comme carrefour de rencontres
Le site de Darwin intra-muros a accueilli le salon du livre, véritable carrefour de rencontre entre libraires et maisons d'édition. Parmi elles, Le Panseur, structure mérignacaise fondée par Jérémy Eyme. « Nous publions de la littérature francophone de création, avec un travail éditorial et un regard de Jérémy Eyme sur chacun des textes », expose Camille Vagner, sa collaboratrice. La maison s'apprête à faire paraître début avril « Nous serons un jour d'été », un récit autobiographique de Cécile Schouler qui explore sa relation passée avec un jeune homme vivant dans la rue.
Des débats engagés et des rencontres littéraires
Les rencontres et débats se sont succédé tout au long de la journée de samedi. Isabelle Autissier a inauguré la halle basse de la caserne Niel lors d'un échange consacré à la protection des océans. La navigatrice y a notamment abordé la question des grands fonds et celle de la pollution plastique, désignée comme « un des deux sujets majeurs » actuels. Dans un autre registre, Félix Moati présentait son premier roman, « Voir clair ». D'humeur drôle et cabotine, l'acteur a invité un spectateur volontaire à le rejoindre sur scène pour proposer une lecture à deux voix d'un extrait de son ouvrage.
Cinq espaces investis pour une programmation dense
Face à Darwin, côté Garonne, le festival investissait cinq autres espaces :
- La Fabrique Pola
- La brasserie La Lune
- La Maison de la nature
- La Belle Saison
- Les Chantiers de la Garonne
La programmation y était tout aussi dense. Le cabanon de La Belle Saison mettait à l'honneur la poésie de Victor Malzac, tandis que les Chantiers de la Garonne accueillaient un débat sur le féminisme avec Rose Lamy. De son côté, La Fabrique Pola proposait une rencontre croisée entre Alexia Stresi et Delphine Panique sur le thème « Où sont les vieilles ? », tout en hébergeant un marché dédié aux images imprimées et à la céramique.
Extraits du programme de dimanche
Le festival se poursuivait dimanche avec une programmation tout aussi riche :
- Grands entretiens : « Voyage au pays de la mémoire qui flanche » avec Françoise Roy et Étienne Davodeau ; « Philippe Dupuy, réflexion d'un artiste sur l'art » avec Philippe Dupuy.
- Débats : « Big Pharma, finance, lobbies : ils nous ruinent la santé » ; « Une France des invisibles » ; « Ma Chérie » avec Marie Ndiaye et Denis Cointe ; « Bordeaux face à ses clichés ».
- Rencontres : Sarah Gysler, Ramsès Kefi, Jean-Charles Chapuzet, Matthieu Barbin alias Sara Forever.
- Ateliers : Margaux Othats, Sophie Rabau, Taï-Marc Le Thanh, Elle Catt.
- Expériences : balade avec l'association Pétronille ; « L'homme qui danse » ; lecture dessinée « Un meilleur meilleur ami » avec Olivier Tallec ; « L'Éphémère ou la dernière journée d'Alexander Bing » avec Guillaume Jandolo.
Une effervescence continue pour ce week-end littéraire qui a su rassembler auteurs, éditeurs et public dans une célébration vibrante de la culture écrite.



