L'artiste cubaine Daniela Águila, considérée comme une révélation de l'art contemporain dans son pays, présente pour la première fois ses œuvres à Monaco. L'exposition « Rêveries et Mémoires » est visible à la Private Gallery depuis le 8 juin et jusqu'au 25 septembre. La collection réunit 15 peintures pop qui explorent la figure féminine, avec un regard moderne et féministe.
Une exposition très attendue en Principauté
Daniela Águila, qui n'a pas encore eu l'occasion de découvrir Monaco, confie à Monaco-Matin son enthousiasme pour cette première exposition en Principauté. « C'était il y a environ un an, lors d'un voyage à Lisbonne. C'est à ce moment-là qu'Andrea Pastore m'a proposé de faire cette exposition. J'ai tout de suite été enthousiasmée par le projet », raconte-t-elle.
La commissaire de l'exposition, Andrea Pastore, explique que l'artiste « revisite des œuvres d'artistes tels que Jean-Honoré Fragonard ou Pierre Bonnard, avec un regard moderne et féministe ». Cette approche singulière de la figure féminine constitue le cœur de la collection présentée.
Un héritage artistique cubain à Monaco
Daniela Águila s'inscrit dans la lignée d'autres artistes cubains reconnus qui ont déjà exposé à Monaco, comme Manuel Mendive en 2016 ou Mariano Rodriguez en 2004. « C'est un immense honneur pour moi. Mendive est un grand maître de l'art plastique cubain. Je pense également à Luis Enrique Camejo, aussi une référence dans mon pays, qui a exposé dans la Principauté il y a quelques années », souligne-t-elle.
« J'ai encore du mal à croire que je fais partie de ce même groupe. Quand on est artiste à Cuba, on grandit en prenant ces personnes comme modèle et, aujourd'hui, d'une certaine manière, je partage ce parcours avec eux », ajoute l'artiste.
Un dialogue entre deux cultures
Interrogée sur la rencontre entre Monaco et Cuba, deux territoires très différents, Daniela Águila estime que « l'art c'est aussi ça, n'est-ce pas ? Créer un dialogue là où il n'y en avait pas auparavant ». Elle espère que « de nouveaux échanges et de nouveaux liens se tissent » et que les visiteurs monégasques trouveront dans ses œuvres une matière à porter un regard différent.
« Que moi, depuis Cuba, je puisse continuer à apprendre de ce croisement. Au final, je pense que c'est là la véritable valeur d'exposer à l'étranger », conclut-elle. L'exposition reste accessible au public jusqu'au 25 septembre à la Private Gallery de Monaco.



