Polar à Antibes : Daniel Avena signe son premier roman noir à 68 ans
Daniel Avena : premier roman noir à 68 ans à Antibes

Un premier roman noir signé Daniel Avena

À 68 ans, l’Antibois Daniel Avena publie son premier roman, Quand la mort t’appelle, aux éditions Hello. Ancien président du tribunal de commerce d’Antibes, il livre un polar noir, efficace et profondément humain, qui mêle meurtres rituels, philosophie du karma et décors antibois.

Une histoire de vengeance et de karma

Lorsqu’une série de meurtres rituels et sanglants frappe le sud de la France, c’est à Antibes que le cauchemar commence par la découverte de corps décapités. Le commandant Lesueur se retrouve face à un tueur méthodique, guidé par une implacable soif de vengeance et une troublante philosophie du karma. Le point de départ du livre est une expression thaïlandaise : « Hnam york aow hnam bong », qui se traduit par « l’eau finit toujours par retourner à sa source ». Une idée de karma qui a inspiré l’auteur lors d’un voyage en Thaïlande.

Un auteur ancré dans sa ville natale

Daniel Avena a choisi Antibes comme décor principal de son roman. « C’est ma ville ! Je suis né ici, j’y ai tous mes amis, mes racines », explique-t-il. Son passé de président du tribunal de commerce lui a permis de côtoyer de nombreuses personnes et de s’inspirer de ces rencontres pour nourrir sa fiction. Atteint d’une pathologie lourde (une forme atypique de la maladie de Charcot), il se fixe un ultime défi : écrire ce roman. « J’écris depuis que j’ai 10 ans, mais je gardais tout pour moi. Avec la maladie, j’ai eu besoin d’une reconnaissance personnelle », confie-t-il.

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Un polar visuel et rituel

L’auteur a construit son roman de manière très visuelle, le découpant scène par scène, avec des flash-back, comme une série télévisée. « Ce n’est pas du gore gratuit, c’est un rituel », précise-t-il à propos des scènes de crimes. Le commandant Lesueur, personnage central, est un condensé de pragmatisme et d’humanité, inspiré par les policiers que Daniel Avena a fréquentés. Dans son livre, personne n’est totalement bon ou mauvais, même le tueur a ses failles humaines.

Une suite déjà en tête

Un second livre est déjà prêt dans l’esprit de l’auteur. Il parlera probablement de la « justice du peuple ». Mais Daniel Avena ne prend aucun engagement : « Avec la maladie, je vis au jour le jour. Si le temps me le permet, la suite sortira. »

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