Carlo Ginzburg, l'un des historiens les plus influents du XXe siècle, est mort à l'âge de 87 ans. Figure majeure de la microhistoire, il avait révolutionné la manière d'écrire l'histoire en se concentrant sur les détails et les individus ordinaires.
Un parcours exceptionnel
Né en 1939 à Turin, Carlo Ginzburg était le fils de l'écrivain Leone Ginzburg et de la militante Natalia Ginzburg. Il a étudié à l'Université de Pise avant de devenir professeur à l'Université de Bologne, puis à l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA).
La microhistoire comme méthode
Ginzburg est surtout connu pour son ouvrage Le Fromage et les vers (1976), dans lequel il reconstruit la vision du monde d'un meunier du XVIe siècle, Menocchio, jugé par l'Inquisition. Ce livre est devenu un classique de la microhistoire, une approche qui consiste à étudier des cas particuliers pour éclairer des phénomènes historiques plus vastes.
Son travail a profondément marqué l'historiographie contemporaine. Il a également contribué à l'histoire des mentalités et à l'étude des cultures populaires.
Un héritage intellectuel
Au-delà de ses recherches, Ginzburg a été un intellectuel engagé, défendant une histoire critique et rigoureuse. Il a reçu de nombreuses distinctions, dont le Prix Balzan en 2010 pour l'histoire de l'Europe. Sa pensée continue d'influencer des historiens du monde entier.
La disparition de Carlo Ginzburg laisse un vide immense dans le paysage intellectuel italien et international. Ses travaux resteront une référence pour les générations futures.



