Bérénice Pichat clôture le festival Femmes du monde à Bagnols-sur-Cèze avec son roman La Petite bonne
Bérénice Pichat au festival Femmes du monde avec La Petite bonne

Bérénice Pichat clôture le festival Femmes du monde à Bagnols-sur-Cèze

La médiathèque de Bagnols-sur-Cèze a accueilli, mercredi 25 mars à 18 heures, Bérénice Pichat, autrice du roman La Petite bonne, dans le cadre de la clôture du festival Femmes du monde. Cet événement culturel met en lumière les créations artistiques féminines et promeut l'égalité des genres à travers diverses activités.

Un premier roman primé

Paru en août 2024, La Petite bonne constitue le premier roman de Bérénice Pichat, professeure des écoles au Havre. L'ouvrage a remporté le prestigieux Prix des libraires en 2025, reconnaissant ainsi la qualité littéraire de cette œuvre qui aborde des thèmes sociaux profonds.

Des personnages en quête de liberté

Lors de sa rencontre avec le public, Bérénice Pichat a décrit les personnages centraux de son roman. « La petite bonne est très humble, discrète, invisible, alors qu'Alexandrine fait partie d'une certaine bourgeoisie, avec des privilèges et des droits », explique-t-elle. Malgré leurs situations sociales diamétralement opposées, les deux personnages partagent une quête commune : la liberté.

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« Ce que les personnages recherchent, c'est la liberté de savoir à qui appartiennent leurs corps, leurs vies et leurs décisions », précise l'autrice. Cette thématique se manifeste à travers différentes expériences corporelles : la petite bonne ayant subi un avortement, Blaise mutilé se questionnant sur l'utilité de son corps, et Alexandrine dont le corps est « socialement mutilé » par sa position d'épouse et d'aidante.

L'écriture du corps et de l'égalité

Un passage particulièrement marquant du roman montre la petite bonne décidant de montrer son corps meurtri au moment de laver Blaise, un homme à la gueule cassée dont elle s'occupe. Bérénice Pichat explique son processus d'écriture : « Quand mes personnages se retrouvent dans une situation inhabituelle, je me pose la question de savoir comment ils pourraient gérer cette situation-là ».

Dans cette scène, le personnage choisit de se mettre à égalité avec l'homme blessé, entre corps dénudés et meurtris. « L'option, pour elle, a été de se mettre à égalité », commente l'autrice. Cette approche a trouvé un écho particulier auprès des lecteurs, certains ayant partagé des expériences similaires avec des parents à laver, cherchant également cette situation d'égalité.

Le choix du vers libre

Bérénice Pichat a opté pour l'écriture en vers libres pour les passages concernant la petite bonne, s'inspirant de l'œuvre À la ligne de Joseph Pontus. « Cette façon qu'il a de traiter le monde ouvrier en utilisant le vers libre pour raconter son expérience dans l'usine, j'ai trouvé ça très fort et très marquant », confie-t-elle.

Cette forme littéraire a permis à l'autrice de donner vie à son personnage principal : « C'est cette petite bonne qui est apparue avec sa démarche, sa façon de penser très introvertie et en même temps tout en répétition et en détermination ».

Une œuvre qui continue de vivre

Plus d'un an et demi après sa parution, La Petite bonne continue de rencontrer son public. « Ce livre a plu à beaucoup de gens et beaucoup de personnes continuent à m'inviter hyper régulièrement », se réjouit Bérénice Pichat. L'autrice a des dates de présentation programmées jusqu'en novembre et doit même refuser certaines invitations.

Le roman trouve même des applications pratiques dans le domaine de la formation, certaines formatrices d'aides-soignantes proposant de l'utiliser comme support pédagogique pour leurs élèves.

Projet littéraire à venir

Bérénice Pichat prépare déjà son prochain ouvrage, prévu pour fin août. « C'est une histoire qui va se dérouler pendant la Seconde Guerre mondiale, qui va traiter du marché noir et du fait que les gens n'avaient rien à manger en ville », révèle-t-elle.

Ce nouveau roman abordera la question des choix moraux en temps de crise : « Ce sujet m'a posé la question des choix que cela amène à faire : est-ce que ce sont toujours les bons choix, sachant qu'à l'époque, on ne savait pas comment la guerre allait se terminer ? »

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Le festival Femmes du monde, à travers des événements comme cette rencontre avec Bérénice Pichat, continue de promouvoir la santé des femmes et l'égalité de genres via le cinéma, des expositions et des ateliers, contribuant ainsi à enrichir le paysage culturel de Bagnols-sur-Cèze et de sa région.