Un événement culturel ancré dans la tradition locale
Depuis dix-sept années consécutives, la commune de Saint-Estèphe organise et remet ses prestigieux prix littéraires aux auteurs qui soumettent leurs ouvrages à l'appréciation d'un jury. La cérémonie de cette édition s'est déroulée samedi 7 mars dernier, rassemblant une assistance nombreuse et enthousiaste dans les murs de la mairie.
Un jury de lecteurs passionnés au cœur du processus
Si le salon du livre Lire dans le vignoble a célébré ses dix-huit ans en octobre dernier, c'est bien depuis dix-sept ans que la Ville honore les écrivains ayant déposé leurs livres à la mairie. Le verdict est rendu par un jury composé de lecteurs assidus et engagés. Cette année, Marie-France Vidou, fidèle depuis les débuts de cette aventure, Nicole Gouzil, Muriel Megnier, Krystelle Bonnet, Martine Mandé et Jean-Pierre Gauffre, journaliste ayant notamment collaboré avec Jacques Martin, ont lu et évalué une quarantaine de livres depuis le mois d'octobre.
« Nous aimons lire », affirment en chœur Marie-France Vidou et Nicole Gouzil, qui consacrent également leur temps à l'aide aux devoirs et à la lecture pour les enfants à l'école. Comme à chaque année d'élections municipales, la remise des prix n'a pas eu lieu dans un château de la commune mais à la mairie, qui affichait complet ce samedi 7 mars.
Un discours engagé pour la culture et la transmission
Après avoir remercié Michelle Saintout, la maire, Jean-Marie Feron, le président de la communauté de communes, les élus présents, et Pierre Bonte, le président d'honneur à perpétuité, Martine Mandé, élue à la culture et initiatrice du salon, a présenté au public les membres du jury en soulignant leur investissement constant tout au long de ces mois.
« La culture que nous défendons est à la fois un moteur économique et un patrimoine précieux, contribuant activement à la vitalité de notre région. Nous sommes fiers de favoriser ces moments d'échange et de découverte, accessibles à tous, qui enrichissent notre identité collective », a-t-elle insisté. « Il nous appartient de préserver ces valeurs et de transmettre aux plus jeunes le goût de la lecture. C'est dans cet esprit que, il y a neuf ans, nous avons créé le prix Saint-Estèphe ‘prix jeunesse école Michel-Vidou’, afin d'encourager les enfants à explorer les plaisirs de la littérature. »
Les lauréats des prix littéraires dévoilés
Suite à ce discours, Martine Mandé a annoncé les gagnants, certains connus, d'autres moins, des différents prix littéraires. Le premier prix Saint-Estèphe a été décerné à Gabrielle Lazure, absente ce samedi, pour son livre « À la recherche du plaisir perdu », publié aux éditions Héloïse d'Ormesson. Le prix du château le Bosc est revenu à Christian Coulon, figure bien connue des Médocains, pour son ouvrage « Le Médoc des écrivains, une anthologie », aux éditions Confluences.
« Je suis très fier de cette distinction, le salon du livre de Saint-Estèphe est le principal phare culturel du Médoc », a déclaré ce dernier. Les autres récompenses ont été attribuées comme suit :
- Le prix du polar à Jallia Russiali pour « Les Gens du bout »
- Le prix de l'essai à Jean-Michel Djian pour son roman « Ernest Renan, le géant oublié », aux éditions Le Cherche Midi
- Le prix du roman historique à Bénédicte Delmas pour « Jeanne la rebelle de Dieu », aux éditions Fayard
- Le prix du roman contemporain à Perrine Austry pour « Une vie en apnée »
- Le prix de la classe à « La Ferme au petit trésor » de Laurence Domenech
- Le prix coup de cœur chez les grands élèves à « Toujours à l'heure » de Dominique Esse
Après cette cérémonie riche en émotions, un cocktail a été offert au public, clôturant ainsi cette journée dédiée à la littérature et à la culture locale.



