Robin Gomez, humoriste originaire de Béziers, présente son spectacle « Sous contrôle » au Théâtre Colbert de Toulon le 25 septembre à 20 h 30 et au Théâtre de la Cité de Nice le 10 octobre à 20 h 30. Souvent présenté comme « l’homme aux cent millions de vues sur les réseaux », il est avant tout un homme de scène, formé à l’École de l’humour et des arts scéniques à Paris (EHAS).
Un parcours marqué par les réseaux sociaux
Robin Gomez a dû se faire connaître sur les réseaux sociaux pour réaliser son rêve de monter sur scène. « Déjà sept ans que je fais de la scène. Mais je voyais que c’était compliqué de remplir. Je n’avais pas de médiatisation, il me fallait une alternative », assure l’humoriste. Il y a deux ans, il se lance donc sur les réseaux. « Ça permet aux gens de découvrir notre travail. Puis, désormais, j’ai une belle communauté et c’est bienveillant. »
Sur les réseaux, Robin Gomez confesse : « Les trois quarts de mes vidéos ne sont pas écrites. L’idée est là et, après, on développe autour. Puis, tu peux couper, tu peux recommencer. » Son spectacle, il le construit depuis sa sortie de l’école, en testant ses blagues et ses sketchs dans les comedy clubs ou lors de festivals. « Il faut aussi trouver sa propre personnalité. Si tu fais comme les autres, ça ne sert à rien. Et cela, ça vient avec beaucoup de travail. Au départ, je n’avais pas du tout ce personnage. Ce clown sublimé, je l’ai acquis. »
Un spectacle en évolution constante
Si la forme a changé, le fond aussi. Il ne reste plus grand-chose de ce qu’il avait écrit au départ, à part le titre, peut-être. Et encore, cela ne devrait pas durer. Car « Viens on se rentre dedans, mais fort » peut donner une vision déformée du propos qu’il tient sur scène. « Ce titre, ça vient d’un de mes premiers sketchs que je ne joue plus aujourd’hui, où j’essayais de comprendre comment était né le rugby. Pour moi, c’étaient des mecs bourrés à deux heures du matin, avec un qui lançait cette phrase. »
Le spectacle va désormais s’appeler « Sous contrôle ». « On essaie d’être toujours dans le contrôle. Au final, ce n’est pas ce qu’il faut. Le lâcher-prise, c’est mieux. C’est plus l’idée du spectacle. » Pendant une heure, tout est ciselé, écrit. Peu ou pas d’improvisation, sauf quand cela se présente. Il offre des blagues potaches, de l’absurde, mais aussi un peu d’introspection.
Des thèmes personnels et introspectifs
Robin Gomez revient notamment sur le harcèlement dont il a été victime durant sa scolarité, mais aussi sur les moments de galère au début de sa carrière. « J’étais dans un foyer à Paris où je n’avais pas un euro et je voulais vivre ce rêve mais je n’y arrivais pas. Ma tête n’était pas dans les blagues. C’était plutôt : comment je vais faire pour manger ce mois-ci ? Tu parles avec tes parents tu leur dis que tout va bien mais tu as juste envie de mourir. »
Du vécu qu’il enrobe d’humour. Et qu’il transforme, sur scène, en personnages avec une seule mission : « essayer de faire rire tout le monde ». Robin Gomez, le 25 septembre à 20 h 30 au Théâtre Colbert, à Toulon. Tarif : 27 euros. Le 10 octobre à 20 h 30 au Théâtre de la Cité, à Nice. Tarif : 22 euros.



