Festiv’Allier : une nuit de fête sur la place des Moines
Festiv’Allier : une nuit de fête sur la place des Moines

Vendredi 31 juillet, à 20 h 30, Arthur Fu Bandini avait la difficile mission d’ouvrir le concert du Festiv’Allier, sur la grande scène de la place des Moines, à Langogne. Alors que le public commençait à peine à se rassembler, l’artiste a relevé le défi avec une aisance remarquable. Ses textes percutants, ses refrains entraînants et ses envolées au synthé, soutenues par des rythmes énergiques, ont immédiatement conquis les festivaliers.

Arthur Fu Bandini, l’ouverture réussie

Très vite, la foule s’est mise à danser et à reprendre ses chansons, notamment On est tous dans le même train, même si on n’a pas tous le même entrain, Tu me parles de frontière, je te parle de mon frère ou encore Ça n’a jamais été mieux avant, il faut retrouver le soleil. Le public, conquis, a accompagné chaque refrain avec enthousiasme.

Pour clore son set, l’artiste a interprété l’une de ses dernières compositions, La chambre des merveilles, revisitée dans une ambiance reggae. « Plus rien ne nous emprisonne, ce qu’on veut c’est chanter pour ceux qui se sont perdus en chemin », a-t-il lancé avant de se laisser emporter dans une improvisation au synthé qui a surpris et enthousiasmé toute la place des Moines.

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Bancal Chéri, un mélange savoureux de rock et d’humour

La soirée a ensuite radicalement changé d’atmosphère avec l’arrivée de Bancal Chéri. Le groupe a investi la scène avec ses guitares électriques, sa contrebasse et sa batterie. Les riffs déchaînés de Dimoné et Nicolas Jules se sont confrontés à l’assurance tranquille d’Imbert Imbert, contrebassiste au style unique, présenté avec humour par Nicolas Jules comme un personnage « sorti d’un défilé de mode de Sète ».

Le Bruxellois n’a d’ailleurs pas manqué de taquiner son complice perpignanais Dimoné, artiste inclassable et hors catégorie. Pendant ce temps, le batteur Roland Bourdon a posé ses baguettes pour prendre le micro et lancer : « Je ne suis pas celui que vous croyez. »

Bancal Chéri a proposé un savoureux mélange de rock, de pop et d’humour. Plus qu’un groupe, c’est une histoire d’amitié qui réunit ces quatre artistes, heureux de se retrouver pour composer et partager des chansons mêlant poésie, absurdité et regard décalé sur la vie. Les mots, portés par les guitares, alternent entre douceur et puissance. Avec Tonton tambour, le duel de riffs entre Dimoné et Nicolas Jules a particulièrement marqué les esprits : la place des Moines a adoré.

Zarhzä clôt la soirée en carnaval musical

À 23 heures, la fête s’est poursuivie avec Zarhzä, qui a accéléré le rythme pour accompagner les derniers danseurs de la soirée. Clarinettes, saxophones, trompettes et trombones ont apporté une énergie cuivrée irrésistible, entraînant le public dans un véritable carnaval musical. Les banjos et guitares électriques ont parfois semblé courir derrière ce tempo effréné, mais une chose est certaine : la place des Moines a dansé comme jamais.

Ce rendez-vous, rapporté par le correspondant Midi Libre, confirme la vitalité du Festiv’Allier et son ancrage à Langogne. La programmation éclectique, mêlant chanson engagée, rock déjanté et fanfare festive, a une nouvelle fois démontré la capacité du festival à fédérer un public varié autour de la scène de la place des Moines, au cœur de la Lozère.

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