Une dix-septième édition du Festiv'Allier couronnée de succès
La 17e édition du Festiv'Allier, qui s'est déroulée à Langogne en Lozère du 26 au 30 juillet 2021, a connu un franc succès, montant en puissance au fil des jours pour culminer lors d'une journée particulièrement riche le vendredi. Cet événement culturel a une fois de plus démontré sa capacité à mettre en lumière des talents variés et à créer des moments d'émotion intense.
Une programmation éclectique et de qualité
Dès le matin du vendredi, Mathieu Barbances et son histoire "Né quelque part" ont captivé le public, tandis que le Chamboule Touthéâtre a relevé le niveau artistique. L'après-midi a offert un spectacle diversifié avec les cascades impressionnantes de la compagnie Toi d'abord au parking de la Forge, ainsi que les clowneries muettes et poétiques de la compagnie du Petit monsieur présentées à l'école Jeanne-d'Arc.
En début de soirée, sous la halle, le groupe DBK Projet a transporté les spectateurs dans un univers de science-fiction fascinant et parfois inquiétant. Leur suite de chansons à épisodes racontait l'histoire émouvante du numéro 480, une femme rescapée par une machine régulant la vie sur Terre. Des mélodies magnifiques et des interprètes surdoués ont marqué cette performance.
La révélation Melba : une tornade émotionnelle
Le grand moment tant attendu est arrivé vers 21 heures avec le premier concert de la soirée mettant en lumière la jeune chanteuse Melba. Cette artiste, qui invite à "kiffer la vie" et signe son premier album "Cœur combattant", a conquis le public avec une émotion intense lorsqu'elle a raconté l'histoire de son père parti à la recherche de son pays d'enfance, un voyage qu'elle n'a pu partager.
Avec des moyens minimalistes mais une voix puissante, Melba a littéralement retourné le public du Festiv'Allier. Son message fort résonnait particulièrement : "Les Amazones, nous sommes des avalanches prêtes à tout submerger, jamais contre les hommes, mais contre des idées." Une performance qui restera dans les mémoires comme l'une des révélations majeures de cette édition.
Hildebrandt : le fil rouge magistral du festival
Après cette belle révélation, c'est au tour du fil rouge du festival de monter sur scène : Hildebrandt en personne. Accompagné par la chanteuse Émilie Marsh et Pierre Rosset à la guitare, l'artiste a également été soutenu par la chorale avec laquelle il avait travaillé toute la semaine, aboutissant à un résultat exceptionnel.
Le concert s'est révélé fort et prenant, avec des envolées lyriques remarquables et des moments de musique pure. Le sommet de la puissance a été atteint avec trois guitares lâchées dans la nature, criant leurs notes comme autant d'appels à célébrer la gloire des riffs déjantés. Des pauses inspirées ont ponctué le spectacle, où seul l'orgue et la voix d'Hildebrandt prenaient le public par la main, créant une atmosphère unique au milieu des sirènes.
Une nuit festive jusqu'au bout
Dans un registre tout aussi percutant, Pih Poh a clôturé cette nuit pas comme les autres en criant ses aventures avec une énergie réjouissante qui a animé le Festiv'Allier jusqu'aux petites heures. Cette 17e édition a ainsi confirmé la vitalité culturelle de la région et la capacité du festival à offrir une programmation de qualité, mêlant découvertes artistiques et moments forts partagés avec un public conquis.



