Jean-Paul Jouary, philosophe et réalisateur, a présenté son film « Une Seule Humanité » au Centre international de l’art pariétal, à l’occasion du dixième anniversaire de Lascaux IV. « Sud Ouest » a pu s’entretenir avec lui pour en savoir plus sur cette œuvre unique.
Un film pour démontrer l’unité de l’espèce humaine
L’intention du film est claire : à une époque où la xénophobie et le racisme persistent, il s’agit de montrer, à travers l’esthétique et l’émotion des œuvres préhistoriques provenant de tous les continents, qu’il existe une unité d’origine, une seule espèce humaine. Dès les premières représentations, on retrouve des femmes, des animaux, des points, des traits et des symboles géométriques qui témoignent d’une même source d’inspiration, donc d’une même unité mentale. Comme lorsque l’on observe le ciel et les étoiles : plus on regarde loin, plus on remonte dans le temps.
Ensuite, une différenciation apparaît, une multiplication des styles et des sources d’inspiration. Mais le film a voulu montrer, à partir de tous ces thèmes, qu’il existe une seule humanité également au niveau symbolique.
Un message social porté par l’émotion
Le film véhicule un message, mais pas au sens d’une explication ou d’une tentative de conviction. La volonté était que, par l’émotion, les visiteurs de tous âges ressortent avec ces images en se disant : « C’est nous ! » C’est pourquoi tous les grands peintres et sculpteurs modernes et contemporains ont vu dans cet art une source d’inspiration infinie, que l’on retrouve dans la galerie d’imaginaire de Lascaux IV.
Des images fidèles aux œuvres originales
Toutes les images du film ont été choisies à partir de véritables peintures préhistoriques présentes sur tous les continents. Pour harmoniser graphiquement le film et l’animer, la plupart de ces œuvres ont été redessinées, tout en restant très fidèles au graphisme préhistorique. Au tout début du film, on peut voir une œuvre réalisée par un artiste en résidence à la Maison de la préhistoire aux Eyzies, qui plonge le spectateur dans l’ambiance de la glaciation, en entrant dans une grotte avec des mammouths.



