Une exposition qui met en lumière l'humain
Invitée par l'association Pixels Photo Pujols, la photographe ariégeoise Marie Hyvernaud expose ses clichés en noir et blanc dans l'église Sainte-Foy jusqu'au 5 mai. Ses œuvres témoignent de rencontres humaines et de scènes de la vie rurale, offrant un regard poignant sur des visages marqués par le temps.
« Le portrait, c'est une relation humaine », lance Marie Hyvernaud, l'invitée d'honneur de la deuxième édition du Printemps de la photo, organisé par Pixels Photo Pujols. « Je me lève tôt pour me rendre sur les foires et les marchés, car il y a beaucoup de gens authentiques. Et puis ça me permet de faire des rencontres », poursuit la photographe, venue à Pujols apporter un peu du souffle de son Ariège d'adoption.
Des visages qui racontent des histoires
À travers une douzaine de clichés, la plupart en noir et blanc, l'ancienne enseignante donne à voir des visages qui portent en eux les marques indélébiles du passé. Les traits sont profonds, les rides burinent des fronts soucieux, comme celui du Père Noël – son vrai nom ? Pas sûr ! L'artiste a également réalisé un travail avec des personnes sourdes, ce qui lui a permis d'apprendre la langue des signes. Durant cinq ans, elle a suivi l'odyssée d'une jeune femme et de son enfant, qui finira par s'extraire de la précarité.
Marie Hyvernaud est une sorte d'éclaireuse du passé. Elle apporte à travers la photographie une vision de ce qui a déjà été. Elle éprouve une profonde empathie pour les autres. « Les gens simples m'attirent, ceux dont on ne parle pas ou qu'on oublie très facilement, c'est ainsi que la ruralité et le handicap m'ont touchée », dit-elle encore avec émotion.
Capter l'invisible
« La photographie m'a conquise dès mon plus jeune âge, où je rêvais, en découpant des images dans les magazines à portée de mains », confie-t-elle, avant d'ajouter : « La photographie m'a permis de m'arrêter, de regarder, d'oser entrer en contact et de découvrir la vie d'un œil nouveau. » Pour Marie Hyvernaud, saisir l'instant est passionnant : « En allant au-delà de ce que voit l'œil humain, capter l'invisible est mon défi », s'enthousiasme-t-elle.
Il en ressort des scènes de vie, des échanges de regards, des portraits, des jeux de lumière ou des atmosphères… tous les ingrédients nécessaires à une photo qui raconte une histoire. L'exposition est à découvrir en l'église Sainte-Foy jusqu'au 5 mai, avec celle présentée par Pixels Photo.



