Lodève : l'exposition d'art aborigène séduit et propose des événements
Lodève : l'art aborigène séduit avec des événements

À Lodève, l'exposition temporaire du musée intitulée "Art aborigène, le temps d'un rêve" continue d'attirer les foules depuis son ouverture en avril dernier, et ce jusqu'au 30 août. La directrice du musée, Aurosi Moreno, a présenté l'exposition à la préfète et à Claude Laateb lors de leur visite la semaine dernière. Devant cet engouement, plusieurs événements sont organisés cette semaine et la semaine prochaine pour mettre en lumière cette culture fascinante.

Un succès populaire qui ne se dément pas

"L'exposition est un vrai succès de fréquentation, nous avons dû rééditer le catalogue", se réjouit Aurosi Moreno. "Le sujet demande un certain effort, car il faut s'imprégner de cette notion de temps du rêve, mais les œuvres sont aussi très séduisantes avec leur aspect graphique, presque hypnotique. Les gens ont un réel plaisir à s'immerger dans une autre culture, proche de la nature et de l'environnement."

Rencontre avec Estelle Castro-Koshy le mardi 16 juin

Docteur en littérature et spécialiste de la culture aborigène, Estelle Castro-Koshy fera escale à Lodève ce mardi 16 juin. Elle vient de publier Un firmament d'histoires (Actes Sud), un ouvrage unique contenant la première anthologie de poésie autochtone australienne traduite en français et en langue des signes. À 17 h 30, les Lodévois sont invités dans les salles de l'exposition pour écouter la lecture de poèmes, avant de se rendre à 18 h 30 à la librairie "Un point un trait" pour un temps d'échange et de dédicace.

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Projection du film "Charly's country" au cinéma Luteva le jeudi 18 juin

Le jeudi 18 juin, un autre moment fort attend les amateurs avec la projection du film Charly's country au cinéma Luteva. "C'est un chef-d'œuvre de sensibilité et d'émotion, réalisé par Rolf De Heer, qui signe ici un portrait hommage émouvant de l'acteur David Gulpilil", expliquent les organisateurs. "On y retrouve tous les aspects des problèmes actuels des aborigènes : leurs relations compliquées avec les biens (argent, logement), l'alcool, l'administration, la police, les graves problèmes de santé dont ils sont victimes et le déracinement culturel insupportable du fait d'être devenus étrangers dans leur propre pays." David Gulpilil a reçu pour ce rôle le prix d'interprétation "Un certain regard" au Festival de Cannes en 2014.

Conférence de Stéphane Jacob-Langevin le mercredi 24 juin

En plus des rendez-vous de cette semaine, une autre journée est à cocher : le mercredi 24 juin. Expert reconnu de l'art australien, Stéphane Jacob-Langevin proposera une conférence pour comprendre l'univers fascinant de l'art aborigène contemporain. Il reviendra sur un des fondements de cette culture, la notion de temps du rêve, ce moment où les ancêtres mythiques auraient façonné les paysages, créé les espèces et instauré les lois de la société. Toutes les places étant réservées, la manifestation a été déplacée à la médiathèque pour accueillir plus de monde. Il est fortement conseillé de réserver sur le site du musée. La conférence sera retransmise en direct sur YouTube.

Le catalogue de l'exposition est en vente au musée (12 €). Réservations sur le site du musée pour la rencontre avec Estelle Castro-Koshy.

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