La 4e édition du Festival Uzès, Seuls en scène s'est tenue du 6 au 9 mai. Son cocréateur et directeur artistique, Patrick Timsit, tire le bilan de cette édition avec enthousiasme.
Un sentiment de réussite
Interrogé à chaud, Patrick Timsit déclare : "C'est incroyable, on a réussi le pari qu'on ne nous parle pas de l'année dernière qui était déjà exceptionnelle. On s'était demandé qu'est-ce qu'on va faire maintenant ? On a fait différent. J'avais jamais vu autant de gens qui viennent de la France entière. Il y a une cohérence avec mon esprit fou fou, on choisit les spectacles pour le public. C'est pointu mais ce n'est pas hermétique, ce n'est pas réservé à une certaine case."
Une programmation hétéroclite
À propos des spectacles, il souligne : "C'était hétéroclite et heureusement qu'il n'y a pas de pass parce qu'on ne peut pas aimer tous ces spectacles. On passe d'Alex Lutz qui a fait une performance incroyable pendant deux heures et demie à Pietragalla ou à Danise au Comedy club. Danièle Thompson a vraiment embarqué le public au Capitole puis Caverivière et Lavilliers quand même."
Bilan chiffré et humain
Le festival a rassemblé plus de 4 000 spectateurs. Patrick Timsit se félicite : "Que des belles rencontres. On n'a pas encore le montant qui sera reversé à la Banque alimentaire entre la recette de la masterclass et la soirée de Corti. Même au niveau des bénévoles, c'est une année où il y a eu une énergie incroyable et une équipe soudée, une positivité. Tout était fluide."
Perspectives pour la prochaine édition
Interrogé sur d'éventuelles améliorations, il reste discret : "Je ne peux rien dire pour l'instant parce que rien n'est acté et je ne veux pas décevoir. Mais vous allez être surpris. Si ça aboutit, il y a des choses qui sont vraiment bien." Il ajoute : "Maintenant, ça va être une énorme réflexion. On va commencer à contacter les productions pour connaître les disponibilités de tous les artistes que j'ai listés au fur et à mesure. Je vais recommencer à voir des spectacles que je n'ai pas vus. J'ai la digestion d'un boa : j'avale, je digère, je digère pour que tout ça reprenne forme. J'ai rencontré les gens des Haras Nationaux et je veux absolument y faire un spectacle."
Actualités de Patrick Timsit
En parallèle, il travaille sur le film "Le livre de ma mère" d'Albert Cohen. "Cette semaine je suis en montage. Je vais chercher le diffuseur et le distributeur."



