L'insaisissable Fantômas refait surface au musée Louis-de-Funès à Saint-Raphaël dans une nouvelle exposition. Depuis mardi 16 juin 2026 et jusqu'au 30 avril 2027, le musée Louis-de-Funès de Saint-Raphaël consacre sa nouvelle exposition temporaire au plus célèbre criminel du cinéma français. Un parcours immersif ponctué d'un spectaculaire hologramme du maître du déguisement.
Un personnage mythique traversant les époques
Dans l'imaginaire collectif français, peu de personnages auront su traverser les décennies avec une telle aisance. Ni tout à fait homme, ni tout à fait fantôme, Fantômas demeure une énigme. Un visage sans identité fixe... Ou plutôt cent visages à la fois. Plus d'un siècle après sa naissance sous la plume de Pierre Souvestre et Marcel Allain, et plus de soixante ans après son retour triomphal au cinéma grâce à André Hunebelle, le génie du crime s'invite aujourd'hui à Saint-Raphaël.
Une exposition ambitieuse et immersive
Depuis mardi 16 juin 2026, le musée Louis-de-Funès lui consacre une ambitieuse exposition temporaire intitulée « Insaisissable, Fantômas ! ». Le visiteur y redécouvre l'univers foisonnant de la célèbre trilogie portée par Louis de Funès, Jean Marais et Mylène Demongeot, mais également « toute la richesse d'un personnage qui dépasse largement le simple cadre du divertissement populaire », analyse Nora Ferreira, directrice du musée.
Car derrière les poursuites rocambolesques, les explosions, les déguisements improbables et les colères légendaires du commissaire Juve se cache une œuvre étonnamment moderne. « Dès 1911, Fantômas incarnait déjà un monde où l'identité devenait mouvante, où l'apparence dissimulait davantage qu'elle ne révélait et où la frontière entre vérité et mensonge se brouillait dangereusement. Une réflexion qui résonne aujourd'hui avec une troublante actualité », ajoute la directrice.
Cinq thématiques pour explorer l'univers de Fantômas
Le parcours proposé par le musée s'articule autour de cinq grandes thématiques mêlant affiches d'époque, photographies de tournage, accessoires, extraits de films et analyses. Les visiteurs y retrouveront également les inventions délirantes qui ont contribué à la renommée de la saga : le cigare-pistolet, la jambe de bois mitrailleuse, les gadgets extravagants ou encore la mythique Citroën DS volante, symbole d'une époque fascinée par le progrès.
Un hologramme spectaculaire de Fantômas
Mais l'un des moments les plus attendus de la visite se trouve sans doute au détour d'une salle obscure. Là, Fantômas lui-même semble revenir d'entre les ombres grâce à un impressionnant hologramme conçu spécialement pour l'exposition. « L'extrait a été enregistré avec un acteur de la Comédie française, habillé en Fantômas », précise Nora Ferreira. Avec son élégance glaciale et son ironie mordante, le criminel s'adresse directement aux visiteurs, revient sur ses exploits, règle quelques comptes avec l'infortuné commissaire Juve et laisse planer le doute sur ses futures machinations. Une apparition aussi spectaculaire qu'amusante qui donne l'étrange impression que le maître du crime n'a jamais réellement quitté la scène...
Fantômas, entre passé et futur
À la sortie du musée, une question demeure. Fantômas appartient-il au passé ou au futur ? Sans doute aux deux à la fois. Notamment parce qu'un film sortira justement l'an prochain, réalisé par Frédéric Tellier et porté à l'écran par Guillaume Canet et Romain Duris. Derrière le masque impassible de Fantômas se cache toujours cette fascination universelle pour l'inconnu, celle qui pousse les générations à poursuivre, encore et toujours, une ombre qui refuse obstinément de se laisser attraper.



