Cet été, la région de Montpellier offre une riche programmation culturelle avec des expositions allant de la photographie à l'art contemporain, en passant par le land art et les créations aborigènes. Parmi les temps forts, le musée Fabre accueille Paulin, le MO.CO présente Kiki Smith, et le Pavillon populaire propose Les Premières fois. Mais d'autres rendez-vous méritent le détour, de Raymond Depardon à Claude Viallat, en passant par Sara Ouhaddou et les artistes du cirque de Mourèze, dans des lieux patrimoniaux et naturels à Aniane, Lodève, Lattes et La Grande-Motte.
Raymond Depardon : "Le bonheur est dans l'image" à Aniane
La chapelle de l'ancien pénitencier de l'abbaye d'Aniane, restaurée après deux ans de travaux, rouvre avec une exposition de Raymond Depardon. Le photographe, qui avait déjà accompagné la réouverture du Pavillon populaire de Montpellier en décembre dernier, présente 95 photographies réalisées sur plus de cinquante ans. Le parcours retrace les multiples facettes de l'artiste : grand reporter, témoin d'événements majeurs du XXe siècle comme la chute du mur de Berlin, voyageur infatigable et observateur de la ruralité française. Conçue en partenariat avec l'agence Magnum Photos, qu'il a rejointe en 1979, l'exposition met en lumière un regard humaniste, patient et sobre. Jusqu'au 1er novembre, du mercredi au dimanche de 10h30 à 12h30 et de 14h à 18h30. Ancienne abbaye, 50 boulevard Félix-Guiraud, Aniane. Tarif : gratuit ou 5 €.
Claude Viallat : "Retours en boucles. Taureau – Forme" à La Grande-Motte
Après Robert Combas en 2025, La Grande-Motte consacre son exposition estivale à Claude Viallat, cofondateur du mouvement Supports/Surfaces. De nombreuses œuvres sont réunies : tissus imprimés de motifs taurins, toiles libres, peintures monumentales, assemblages et sculptures en bois flotté du Rhône. L'exposition explore les différentes périodes de sa carrière, de ses premières recherches figuratives inspirées par la Camargue et la tauromachie à ses expérimentations abstraites marquées par la répétition de formes. Parmi les pièces remarquables figurent quatorze panneaux monumentaux réalisés en 1963 pour la commune d'Aubais. Jusqu'au 30 août, tous les jours de 10h à 13h et de 15h à 19h. Espace Michèle Goalard, Capitainerie du Port, La Grande-Motte. Entrée libre.
Art aborigène : "Le temps du rêve" à Lodève
Le musée de Lodève invite à découvrir l'art aborigène avec plus d'une centaine d'œuvres issues de la collection d'Alison et Peter W. Klein, qui rassemble 2 350 pièces. Peintures sur toile (dot paintings), sculptures, peintures sur écorce, troncs funéraires et objets cérémoniels composent un parcours consacré à une culture vieille de 65 000 ans. L'exposition s'articule autour de trois thématiques : Country (le territoire), Creation (les rêves fondateurs) et Ceremony (les rituels). Une cinquantaine d'artistes révèlent la richesse des près de 250 communautés précoloniales australiennes. Jusqu'au 30 août, du mardi au dimanche de 10h30 à 13h et de 14h à 18h. Musée de Lodève, square Georges-Auric, Lodève. Tarif : 6 à 10 €, gratuit pour les moins de 7 ans.
Land art au cirque de Mourèze
Depuis vingt ans, le cirque de Mourèze accueille chaque été une exposition de land art dans son paysage dolomitique. Une vingtaine d'artistes installent des œuvres dialoguant avec les colonnes calcaires, le ciel et la végétation. Placée sous le thème "Pluriel. le.s", cette édition propose des tapis végétaux ou minéraux, peintures sur roche, fils tendus entre les arbres et installations suspendues. Une promenade artistique en pleine nature. Jusqu'au 30 août. Cirque de Mourèze. Entrée libre.
Sara Ouhaddou : "S'absenter quelques siècles, et revenir" à Lattes
Le Site archéologique Lattara – musée Henri Prades poursuit son dialogue entre patrimoine et création contemporaine avec Sara Ouhaddou. Dans S'absenter quelques siècles, et revenir, l'artiste fait se rencontrer les vestiges antiques méditerranéens et les influences du monde arabe contemporain. Céramiques géométriques, mobiles délicats et grands draps blancs ornés de formes colorées ponctuent le parcours, offrant un regard poétique sur les échanges culturels méditerranéens. Jusqu'au 31 août, de 10h à 12h et de 13h30 à 17h30, fermé le mardi. Site archéologique Lattara – musée Henri Prades, 390 route de Pérols, Lattes. Tarif : 2,50 à 5 €.



