L'exposition des œuvres de Daniel Rufenach se tient jusqu'au 29 août dans la salle voûtée d'Anduze, de 10 heures à 18 heures, et le 30 août de 10 heures à midi. Le peintre, originaire de Moselle, y présente des créations oscillant entre abstraction et évocation du réel, nourries par un parcours artistique construit hors des sentiers académiques.
Un parcours artistique forgé hors des écoles
Daniel Rufenach a quitté sa région natale pour Paris, initialement pour trouver du travail et suivre des études de psychologie. Ces études, suivies avec plus ou moins d'assiduité, ont pris un tournant décisif lorsqu'il a rencontré des élèves des Beaux-Arts. C'est en fréquentant l'atelier du peintre et sculpteur Jacques Yankel qu'il découvre la peinture, une passion qui ne le quittera plus jamais.
Son apprentissage s'est fait loin des écoles et des académies, principalement en regardant et en fréquentant les œuvres. Il a développé un dialogue intime avec les peintres qu'il admire, et rapidement, son travail a été influencé par la puissance de la couleur de Miro, la recherche obstinée de l'équilibre de Mondrian, l'audace créatrice de Picasso et la force évocatrice de l'abstraction de Kandinsky.
Nadia, muse et conseillère artistique
Sa rencontre avec Nadia a été déterminante. Photographe de talent, elle l'a accompagné par son regard de professionnel, ses encouragements, ses doutes et ses choix. Elle est devenue une partenaire artistique, une présence discrète mais décisive. Selon l'artiste, sans elle, son travail n'aurait probablement pas pris la même direction.
Après une expérience d'un an place des Vosges, où il réalise des dessins de modèles vivants, Daniel Rufenach se lance dans la peinture à l'huile sur aggloméré. Il abandonne rapidement cette technique en raison de la longueur du séchage, au profit de l'encre et de l'acrylique.
Une œuvre personnelle entre mémoire et couleur
Daniel Rufenach a du mal à définir son style, mais il est personnel. Ses œuvres oscillent entre abstraction et évocation du réel. Il se compare volontiers à un bouilleur de cru : il possède toutes les matières premières qu'il laisse reposer, attendant que les souvenirs remontent pour donner naissance à des œuvres dont il est le premier spectateur.
Son travail ne cherche pas à représenter le monde. Le visiteur devra y trouver la vibration invisible, une rencontre entre la mémoire, le corps, la couleur et le temps. L'exposition est ouverte jusqu'au 29 août, de 10 heures à 18 heures, et le 30 août de 10 heures à midi, dans la salle voûtée. Renseignements au 06 25 37 86 30.



