Jusqu'au 18 juillet, le Glacier culturel de La Grand-Combe accueille l'exposition "Des gens qui passent" de Colette Chamard. Une série de monotypes où les silhouettes occupent l'espace comme autant de présences en mouvement.
Un travail né à l'AtelierHaus
L'artiste présente ce travail né d'une pratique régulière à l'AtelierHaus, à Saint-Jean-de-Maruéjols-et-Avéjan. "Ce sont des impressions que je réalise dans l'atelier artistique de Bettina Kraemer, auquel je participe depuis au moins dix ans. Elle nous transmet les techniques d'impression, en l'occurrence le monotype. On y fait aussi de la gravure, de la linogravure…"
Seules, en couple ou en groupe, les silhouettes se rapprochent, s'éloignent, se croisent et laissent la liberté d'imaginer ce qui se joue entre elles. "Personnellement, je ne sais pas dessiner. Je procède d'une autre manière, avec du papier déchiré, encré avec des encres d'imprimerie. Ce papier, j'en imprime la trace. C'est un jeu de surprise, un résultat toujours aléatoire."
Une exposition libre et envoûtante
De cette part d'imprévu naît une exposition très libre, construite autour des ombres et d'une palette chromatique envoûtante. Venue à la pratique artistique après une vie professionnelle éloignée de cet univers, Colette Chamard y a trouvé un terrain qu'elle n'a plus quitté. "Il y avait un goût pour l'artistique que je n'avais pas jusqu'alors exploré. Quand j'ai commencé, je suis tombée dedans, ça m'a plu et j'en fais beaucoup."
Un lieu chargé d'affection
Cette exposition compte aussi par le lieu qui l'accueille. "J'ai longtemps travaillé à La Grand-Combe, c'est un endroit pour lequel j'ai de l'affection. Quand j'ai découvert l'initiative de Virginie qui a ouvert le Glacier culturel, ça m'a fait plaisir. Dans un premier temps, ce n'était pas pour me montrer que je suis venue accrocher ici, c'était pour faire quelque chose qui alimente cette histoire qu'elle crée et que je trouve magnifique."
Aux clients du café, désormais, de s'emparer de cet univers autour d'un verre, de s'arrêter devant ces silhouettes singulières et de se demander, à leur tour, ce que pensent vraiment ces gens qui passent.



