L'imaginaire n'aura jamais de propriétaire
Dans une tribune publiée par Libération, l'écrivaine Lola Lafon s'élève contre la notion de propriété intellectuelle appliquée à l'imaginaire. Pour elle, les récits, les émotions et les idées qui façonnent notre culture collective ne peuvent être enfermés dans des droits exclusifs. Elle appelle à une défense de l'imaginaire comme bien commun, librement accessible à tous.
Une critique du copyright étendu
Lola Lafon dénonce l'extension croissante du droit d'auteur qui, selon elle, étouffe la création. Elle rappelle que les grandes œuvres littéraires et artistiques se nourrissent d'influences et d'emprunts. En verrouillant l'accès aux œuvres, on risque d'appauvrir la culture. Elle cite l'exemple des contes populaires, qui ont traversé les siècles sans propriétaire.
L'imaginaire comme espace de liberté
L'auteure insiste sur le fait que l'imaginaire est un espace de résistance face aux logiques marchandes. Il ne devrait pas être soumis aux lois du marché. Elle plaide pour un partage des récits et des émotions, afin de permettre à chacun de s'approprier et de réinventer le monde. Selon elle, la créativité collective est essentielle pour faire face aux défis contemporains.
Un appel à la mobilisation
En conclusion, Lola Lafon invite les artistes, écrivains et citoyens à défendre un imaginaire libre, sans propriétaire. Elle encourage à résister aux pressions commerciales et à promouvoir une culture ouverte, où chacun peut contribuer. Cet appel résonne dans un contexte de débats sur la rémunération des créateurs et l'accès aux œuvres.



