Cinémas d'art et essai : demande d'inscription à l'Unesco pour leur 70e anniversaire
Cinémas d'art et essai : cap vers l'Unesco pour leurs 70 ans

Une quête de reconnaissance internationale

À l'occasion de son 70e anniversaire, l'Association française des cinémas d'art et essai (Afcae) a lancé une initiative majeure : demander l'inscription des salles d'art et essai au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco. Cette annonce a été faite en direct du Festival de Cannes, où le président de l'Afcae, Guillaume Bachy, a porté cette revendication.

Un réseau unique au monde

L'Afcae, créée en 1955 et officialisée par André Malraux, regroupe aujourd'hui 1 250 adhérents sur les 1 300 cinémas de proximité indépendants que compte la France. « Si chaque Français habite à moins de trente minutes d'un cinéma, c'est grâce aux salles art et essai », a souligné Guillaume Bachy. Ces établissements assurent un maillage territorial exceptionnel, des grandes villes jusqu'aux zones rurales, là où les multiplexes sont souvent absents.

Un projet soutenu par le CNC

Lundi 11 mai, l'Afcae a officialisé sa démarche auprès de Gaëtan Bruel, président du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC). Le dossier d'inscription à l'Unesco pourrait prendre trois ans et associer cinq autres pays européens, voire extra-européens comme le Brésil, afin de dépasser le quota d'un dossier par an et par pays.

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Défendre une identité culturelle

Face aux difficultés financières et à la concurrence du streaming et des multiplexes, les cinémas d'art et essai entendent rappeler leurs fondamentaux. « Nous avons une vraie identité culturelle qui va bien au-delà de la question marchande. Les salles art et essai sont un lieu de défense de la production cinématographique mondiale dans toute sa diversité, un lieu de débats, de rencontres avec les cinéastes », insiste Guillaume Bachy, également directeur des Cinémas du Palais à Créteil.

Un enjeu de transmission

Pour le président de l'Afcae, la reconnaissance par l'Unesco permettrait de redorer le blason de l'exception culturelle française face à Hollywood. « Plus qu'un métier, c'est un art, une vocation », conclut-il, rappelant que c'est la découverte du film Freaks de Tod Browning à quatorze ans qui lui a ouvert la voie vers un autre cinéma. L'inscription au patrimoine immatériel donnerait une dimension internationale à cette mission de transmission et de diversité culturelle.

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